De plus en plus, les éditeurs de jeux vidéo voient les mobiles comme une véritable mine d’or, et les grands noms du milieu tels que Electronic Art ou Ubisoft n’hésitent pas à s’inviter dans nos poches pour mieux les vider. Pour Blizzard, il s’agit bien là du futur, mais pas n’importe comment.

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VentureBeat a eu l’occasion de s’entretenir avec trois des dirigeants de Blizzard Entertainment, à savoir Michael Morhaime, président et cofondateur, Frank Pearce, vice-président senior et cofondateur et Chris Metzen, vice-président senior. Les trois hommes se sont confiés sur l’avenir de leur entreprise, et l’après-Overwatch, la nouvelle production de Blizzard à venir ce printemps.

Ce qui ressort principalement de cet entretien est que les trois hommes se montrent enthousiastes vis-à-vis du marché mobile. Frank Pearce indique même que l’idée d’apporter le savoir-faire en termes de jeux de stratégie en temps réel sur cette plateforme doit être étudiée consciencieusement. Et de rajouter, « si vous regardez Overwatch ou StarCraft, nous avons plusieurs franchises qui pourraient s’y prêter ».

Le but toutefois est de s’adresser à leur public actuel de gamers avertis. « Je sens qu’il y a une grande opportunité à saisir dans le mobile au-delà des jeux occasionnels », précise Michael Morhaime.

Le cas Hearthstone

Il faut dire que la firme ne possède pour le moment qu’un seul jeu sur mobiles, Hearthstone, dont le succès n’est pas discutable. Bien ancré dans le TOP 40 des applications iOS les plus rentables, Hearthstone aurait rapporté en moyenne 20 millions de dollars par mois à son créateur en 2015, selon SuperData. De quoi faire réfléchir sur la possibilité de porter de rendre d’autres licences aussi juteuses.

Les autres jeux du géant du jeu vidéo ne peuvent néanmoins pas s’adapter aussi facilement à la plateforme mobile, notamment en raison de la durée des parties. «Legacy of the Void [une extension de StarCraft II, ndlr] est super », confesse Frank Pearce, « mais je ne pense pas que les gens aient envie de s’assoir et de jouer des missions de 45 minutes. Je pense que l’espace nécessite d’être réinventé. »

Pas prêt pour la VR

Chris Metzen s’est quant à lui étendu sur la réalité virtuelle, et l’attention que cette technologie attire actuellement. Blizzard préfère cependant rester en retrait à ce niveau et laisser les autres se casser les dents sur les problèmes avant de s’y lancer à leur tour. « Nous sommes intéressés et nous observons », argue-t-il avant de rajouter « nous ne sommes pas tout à fait prêts à conquérir tout cela encore ». Au vu des antécédents de la firme, il ne fait aucun doute qu’ils sauront prendre le train en marche au bon moment s’il s’avère que la VR est l’avenir du jeu vidéo, mais pour le moment, s’immerger en Azeroth (l’univers de World of Warcraft) à 360° avec un casque sur la tête, ce n’est pas prévu.