Jouer sur téléphone, c’est un peu comme lire un magazine aux toilettes : c’est parfois tellement prenant qu’on en oublie vite le principal ;). Et c’est ce dont je vais traiter aujourd’hui avec trois jeux Android qui risquent de vous faire découvrir les joies du voyage dans le temps : vous commencez à jouer, vous vous rendez compte une heure plus tard que vous devriez déjà être parti travailler (et ce n’est pas du vécu bien entendu).


Voilà certainement un jeu qui a fait des victimes, ou plutôt toute une série : les jeux Kairosoft ! Tout a commencé avec Game Dev Story, un petit jeu de gestion de studio de développement de jeux vidéo. Puis d’autres sont venus se rajouter à l’équation : Hot Spring Story, Pocket League Story, Grand Prix Story, etc, et celui qui nous intéresse : Dungeon Village (Story ? Non !). Le but très simple est de créer un village capable d’acceuillir des aventuriers dans un monde médiéval fantastique. Vous partez de zéro, avec quelques personnes qui se sont perdues sur le chemin, et vous construisez le meilleur parc d’attraction pour héros ! Ca parait trop simple ? D’accord. Alors si on rajoute à ça un système de classes pour vos héros (au nombre de 27, dont les classes non mixtes) ? Ah déjà, c’est un peu mieux ! Et du leveling ? Okay, et pourquoi pas un peu de crafting ? Ça commence à faire pas mal !

 

Il y a même des dragons roses, si ça c’est pas une bonne raison d’y jouer !

 

L’idée est très simple : vous créez quelques infrastructures pour les éventuels héros qui viennent visiter, ils partent chasser des monstres, faire des quêtes pour vous, vous gagnez de l’argent, vous améliorez la ville, puis d’autre arrivent, etc. Vous pouvez trouver des objets qui vous permettrons d’augmenter les caractéristiques de vos bâtiments et héros ou d’améliorer la rentabilité de vos constructions, et plus tard dans le jeu les jeter dans un chaudron pour créer par la suite de nouveaux objets. Et à la gestion s’ajoute une légère composante RPG : équipez vos héros avec de l’équipement et envoyez-les en mission pour qu’ils puissent se faire de l’expérience. Tout ça parait pourtant très simpliste, mais terriblement prenant : la courbe de progression est là, et jusqu’à la 16ème année de jeu vous découvrirez encore de nouveaux bâtiments et de nouvelles armes, vos héros se feront de plus en plus nombreux, vos profits de plus en plus grands ne seront presque jamais suffisants pour satisfaire vos besoins de perfectionnisme.

Le jeu est en anglais malheureusement, comme toute la gamme Kairosoft, mais assez simple pour comprendre les mécaniques de jeu. On retrouvera d’ailleurs quelques petites références, comme un certain Harry Potler ou autres Sephy Roth et j’en passe. Bref, un peu d’humour également !

 

L’auberge, le lieu le plus rentable du jeu. Tenez-le vous pour dit : vos aventuriers passent leur temps à dormir et à picoler.

 

Et si jamais ça ne vous suffisait pas, je ne peux que vous conseiller tous les jeux Kairosoft qui sont de la même facture, bien qu’assez similaires sur le principe mais tout aussi prenants.

Celui-là ne plaira pas à tout le monde car assez difficile et dans un genre apprécié surtout par les plus patients d’entre nous : les shoot’em up. Voici donc Shogun, un petit manic shooter développé par int13, petit studio parisien. Un manic shooter, mais qu’est ce que c’est ? C’est le genre où l’écran est envahi de tirs ennemis et où il est plus important de les esquiver que de les tuer. C’est un genre assez exigeant, surtout en patience, mais c’est aussi l’un des plus gratifiant.

Les mécaniques sont assez simples : vous disposez d’un vaisseau dont la hitbox est limitée à un pixel (très utile) et possédant trois armes et un bouclier. Bouclier qui possède plusieurs charges, qui servent à la fois à l’amélioration de vos armes et pour dégager l’écran de toute boulette adverse. Sacré dilemme : améliorer vos armes ou garder votre bouclier ? A vous de voir ! Surtout que le seul moyen de le recharger, c’est en frôlant les tirs. Oui, c’est du sadisme. Le jeu est divisé en 4 niveaux (pour l’instant), dont la difficulté est bien sûr progressive (et faites-moi confiance le dernier vous donnera du fil à retordre), la maniabilité quant à elle (point très important) est plutôt bonne puisqu’il suffit de bouger le doigt sur l’écran pour que le vaisseau suive le mouvement, peu importe où celui-ci se trouve. Les musiques du jeu sont simples mais agréables, et il y a même un leaderboard au niveau mondial, national et de la ville. C’est un jeu d’apprentissage par l’échec il n’est donc pas à mettre entre toutes les mains, mais pour qui est friand du genre on peut être certain que la perte de temps peut être significative.

 

Prendre un screenshot tout en évitant les tirs ? Challenge accepted !

 

Bref, testez la démo, pleurez un bon coup après avoir explosé 15 fois contre le premier boss et appréciez vos efforts lorsque vous lui assénerez le coup final !


Et maintenant qu’on a frôlé la mort à de nombreuses reprises et dirigé un village de valeureux héros, pourquoi ne pas se prendre pour Dieu ? C’est ce que propose Doodle God.

Effectivement, Doodle God n’est pas si récent : c’est à la base un jeu flash qui a par la suite été porté sur iOS, puis sur Android encore plus tard. Le pitch : vous êtes Dieu, vous connaissez les quatre éléments de base : l’eau, le feu, l’air et la terre, et votre but est de recréer le reste à partir de ça en les combinant, pour un total actuellement de 248. Oui, rien de plus basique, vous prenez un élément, vous en sélectionnez un second et le tour est joué, en voilà un troisième ! Oui, perdre du temps sur un jeu aussi simple peut être relativement facile.

 

La seule mécanique de jeu, on ne peut pas faire plus simple !

 

Il existe également une alternative du nom de Doogle Devil du même studio, dont le but est de recréer les péchés et tous les travers de la société. Oui, on trouve parfois des idées bizarres. Une version dite Free-to-play est disponible, où l’achat d’indices se fait à l’aide d’argent réel, essayez-la, perdez votre temps, regardez l’heure l’air abasourdi et retournez-y puisque de toute façon c’est déjà trop tard.

 

L’un des premiers éléments à découvrir. Coïncidence ?