Une association d’artistes vient a récemment élevé la voix contre YouTube, qui ne paierait pas suffisamment les chanteurs concernés. Quelques 20 000 morceaux sont concernés et pourraient être supprimés de la plateforme si les négociations tournent mal.

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La Global Music Rights (GMR), association qui regroupe 42 artistes internationaux et ayants droit (Christina Aguilera, Pharrell Williams, the Eagles, ou John Lennon), a laissé passer les fêtes, mais part en croisade contre YouTube. En effet, la société estime que les artistes sont sous-payés par YouTube et Google qui ne disposeraient pas des licences nécessaires pour diffuser les titres incriminés via leur service Music Key, et a fait savoir par le biais d’un avocat qu’elle exige le retrait d’environ 20 000 morceaux de la plateforme.

Pour sa défense, YouTube a évoqué le Digital Millennium Copyright Act, permettant aux artistes de signaler et demander le retrait de certains contenus, mais qui demande à la GMR de lister les URL de chacune des 20 000 vidéos dont elle exige le retrait pour que YouTube doive en présenter les licences d’exploitation. Evidemment, la Global Music Rights ne veut pas en entendre parler, et veut négocier des accords financiers au préalable, sous peine de réclamer 150 000 dollars à YouTube par vidéo postée illégalement.

Pour l’heure, il semblerait que YouTube et la GMR soient plus enclins aux négociations qu’à un procès qui ferait perdre de l’argent à l’un (820 millions d’euros), et de la visibilité à l’autre en cas de retrait. Il n’empêche que ce n’est pas la première fois que l’on voit des artistes se rebeller contre le système de rémunération par les plateformes de streaming : la chanteuse Taylor Swift avait fait supprimer tout son répertoire musical de Spotify il y a quelques semaines.