Le créateur et CEO de Telegram accuse les renseignements américains d’avoir essayé de verser des pots-de-vin à ses développeurs et d’avoir fait pression sur lui afin de pouvoir pirater son service de messagerie instantané, réputé pour être très sécurisé.

Pavel Durov, fondateur de Telegram (Image : TechCrunch Dirsupt Europe).

Telegram est un service de messagerie instantanée comme il en existe beaucoup sur le marché. Néanmoins, depuis ses débuts, cette application insiste sur son haut niveau de sécurité, garanti par un chiffrement de bout en bout. La plateforme ne sauvegarde aucune clé de sécurité sur ses serveurs. Ainsi, les conversations privées des utilisateurs bénéficient d’une grosse protection.

Or, il semblerait que le caractère ultra-secret des discussions sur l’application dérange les renseignements américains. C’est en tout cas ce qu’affirme très clairement Pavel Durov, le créateur et patron de Telegram. « Pendant le séjour d’une semaine de notre équipe aux États-Unis l’année dernière, les agences américaines ont tenté à deux reprises de soudoyer nos développeurs et j’ai reçu des pressions de la part du FBI », a-t-il écrit sur Twitter.

Il poursuit en affirmant « qu’il serait naïf de penser que l’on peut faire fonctionner une application chiffrée, indépendante et sécurisée basée aux États-Unis ». Pavel Durov affirme ainsi que le pays de l’Oncle Sam veut installer des backdoors (porte dérobée) sur Telegram et d’autres applications afin de récolter des informations sur les utilisateurs.

Les États-Unis et l’espionnage

Les États-Unis sont régulièrement accusés d’outrepasser certaines lois pour pouvoir espionner les populations. Le scandale Vault 7 est encore frais dans nos têtes. Cette affaire révélait que la CIA disposait d’un arsenal d’outils lui permettant de pirater un très grand nombre d’appareils, smartphones et ordinateurs en tête. À cette occasion, nous vous avions concocté un dossier pour savoir comment se protéger.

Problématique sécuritaire

Rappelons également que si les affirmations de Pavel Durov sont véridiques, la volonté des autorités américaines de pirater Telegram pourrait être motivée par des raisons de sécurité. L’application est notamment accusée de servir de réseaux de propagande aux groupes terroristes. Telegram s’est défendu en affirmant supprimer 2 000 canaux de discussions de Daesh chaque mois.

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