Parmi les projets les plus emblématiques du site de crowdfunding Kickstarter, impossible de passer à côté de la console Ouya, cet engin à 99 $ faisant tourner des jeux Android dans votre salon. Pour accélérer le développement de jeux dédiés à cette console, l’équipe Ouya compte lancer une seconde levée de fonds dans le courant de l’été.

Ouya

Un million de dollars, c’est la somme que Ouya compte réunir par le biais du site Kickstarter lors d’une souscription prévue pour le mois prochain, alors même que la console Android avait réuni près de 8,6 millions de dollars en 2012 afin de lancer sa production, loin devant les 950 000 dollars initialement réclamés. Ce qui n’empêche que sans un catalogue de jeu fourni et porté par des titres de renom, une console perd grandement en attractivité, ce qu’a bien compris l’équipe d’Ouya.

Pour le moment, le store dédié à la Ouya compterait environ 210 jeux. Les développeurs intéressés par la création de nouveaux titres pourront lancer leur propre campagne Kickstarter et, s’ils parviennent à réunir entre 50 000 $ et 250 000 $ sur le site de crowdfunding, seront remboursés, tandis que le meilleur d’entre eux récoltera un bonus de 100 000 $. Pour aider la promotion de leur application, les développeurs devront s’affilier au programme « Free the Games Fund » d’Ouya, qui se chargera d’encourager chaque projet. Pour espérer récupérer la totalité de la somme récoltée, les développeurs devront être nombreux, puisque le tout n’aboutira qu’en cas de levée d’un million de dollars au total, entre le 9 août 2013 et le 10 août 2014.

Ouya

Si le procédé semble louable, les conditions de mise en place du projet semblent complexes, tout comme les règles imposées aux développeurs intéressés par l’opération : ils devront proposer des jeux exclusifs à la console pendant un minimum de six mois. De quoi motiver les troupes ? Pour le moment, la Ouya souffre, de la part de ceux qui ont réussi à la recevoir, de critiques pour le moins mitigées, faisant état aussi bien de latences que de plantage récurrents. Et pourtant, son tarif minime de 99 $ pour un appareil fonctionnant sous Tegra 3 et Android 4.0 paraissait suffisamment accrocheur pour attirer les férus de jeu vidéo comme les fans d’Android : de futures mises à jour comme l’élargissement du catalogue d’application de la Ouya pourrait, espérons-le, contribuer à donner un nouveau souffle à cette console bien différente des classiques de nos salons.