Hier, était organisée à Marseille, la « Nuit du Mobile 2.0 ». Cette nuit du mobile, qui commençait en réalité le matin, à 9h 9h45 a été riche en information sur les solutions et services mobiles.

La nuit du mobile peut-être comparée à un mini World GSM, dans lequel on ne parle pas spécifiquement « matériel » mais plutôt des tendances du marché en terme de besoins, services, logiciels…
Lors de cette journée/soirée, qui s’est terminée tard dans la nuit, la même question m’a été posée à plusieurs reprises: Android va-t-il devenir fragmenté?

Cette question a été levée pour deux raisons principales:
– un OS/Framework que tout le monde peut modifier à souhait
– des matériels différents (smartphones, netbook, GPS, lecteur multimédia…)

De ce fait, les professionnels se posent la question à savoir si Android va devenir comme J2ME. Non pas dans les performances, mais plus dans la complexité de gérer les mulitples versions disponibles en fonction des matériels.

L’exemple de J2ME est flagrant. Une même application a besoin d’être codée et compilée quasiment pour chaque téléphone puisque les possibilités matériels ne sont pas les mêmes et que les machines virtuelles sont plus ou moins différentes en fonction de son hôte. On retrouve du J2ME sur des features phones, smartphones, constructeurs X ou Y, qualités des puces utilisées différentes, processeurs différents, tailles d’écran différentes… Des sociétés sont aujourd’hui spécialisées sur le domaine, en créant des frameworks permettant de générer x applications à partir d’un seul code source en fonction des téléphones cibles (ex.: Mobile-Distillery).

Le dernier HTC Hero Sens annonçé, la semaine dernière, a bien montré une personnalisation Android, jusqu’alors jamais démontrée « publiquement », de l’interface graphique et des librairies disponibles dans le téléphone. Le fait que ce téléphone ne soit pas estampillé « With Google », comme ses grands frères HTC Dream, HTC Magic, montre bien qu’il y a une démarche de détachement de HTC vis à vis de Google…

Que se passerait-il si HTC décidait, par exemple, d’utiliser Android sur un de ses matériels en supprimant par exemple, les applications standards de Google (Contacts, Calendrier…)? Comme fonctionneraient certaines applications exploitant ces services?

Cette hypothèse parait tout de même peu probable: Android = Google…du moins pour le moment.

L’hypothèse la plus vraisemblable surviendrait plutôt du matériel! Même si Google requiert dans ses spécifications techniques un certain minimum pour la création du matériel, on peut observer des zones de risque. Concernant l’écran Android parle d’une résolution minimale de 2″8 mais rien n’est dit sur le touchscreen. Si demain, un constructeur commercialisait (cela va venir, puisque c’était le cas du Kogan Agora) un téléphone non touchscreen que se passerait-il pour les applications n’implémentant que le touchscreen: une réimplémentation nécessaire du code et donc plusieurs versions à gérer pour le développeur (coût!), un crash, une perte de marché?

La question reste ouverte…Cette fragmentation est-elle possible? Si oui, est-ce que cela va nuire à l’impact d’Android? Google Android doit-il imposée un contrôle des matériels disponibles ou alors renforçait ses spécifications? Seront-elles suivies et adoptées?