Depuis avant sa sortie, la Nintendo Switch est au centre de rumeurs concernant la réalité virtuelle et la question se pose : Prépare-t-on de la VR chez Nintendo ?
Malgré les brevets, c’est impossible à confirmer.
En attendant une réponse claire, voici, selon moi, pourquoi la Nintendo Switch est à la fois la meilleure et la pire console pour la réalité virtuelle :

Le pire : Les caractéristiques techniques

Ce qui ferait de la Nintendo Switch un mauvais candidat pour la VR, ce sont les capacités techniques de la console.
La nouvelle console de Nintendo reste en effet la moins puissante des machines proposées par les trois grands constructeurs de consoles actuels…
De quoi laisser planer un sérieux doute sur la possibilité pour la Switch, d’afficher des jeux aux graphismes assez fins pour être immersifs à un framerate élevé.

Son autre point faible est son écran : Les rumeurs concernant la réalité virtuelle sur Switch font état d’un casque dans lequel la console viendra se glisser. Outre le fait que cela rendra l’affichage de jeux VR encore plus difficile pour la console hybride, cela implique que l’écran de cette dernière fasse office d’écran pour le casque.
Or, avec un écran 720p, l’image à travers le casque a peu de chances de faire l’unanimité, les résolutions 2K et 4K étant déjà considérées, par certains utilisateurs, comme trop faibles pour l’affichage en réalité virtuelle.

Mais ne mentionner que ces points faibles serait oublier…

Le meilleur : Les contrôles et la portabilité

Les brevets quant à un potentiel projet de réalité virtuelle sur Switch montrent un casque dans lequel la console vient s’intégrer, à l’image d’un Samsung Gear VR. Si cela pose le problème de la résolution de l’écran et de la puissance réduite de la machine hors de son dock, cette configuration apporte aussi un avantage considérable :
La Switch avec un tel casque VR serait entièrement sans fil, garantissant une plus grande liberté qu’un système comme l’Oculus Rift, le HTC Vive ou le Playstation VR qui ont besoin d’être raccordés à un appareil fixe.

L’autre point fort non négligeable de la Switch en VR est la présence des Joy-Con : Ces derniers sont fournis avec la console et déjà parfaitement adaptés à la réalité virtuelle.
Les petits contrôleurs de la Nintendo Switch intègrent des détecteurs de mouvements précis, des innovations qui pourraient trouver un sens dans un univers virtuel comme la possibilité de détecter une position de la main ou un objet placé devant un capteur prévu pour, et, bien entendu, la vibration HD qui accentue déjà les sensations manette (ou console) en main sur les jeux classiques.

Le mot de la fin pour Nintendo

L’arrivée de Nintendo dans le marché de la réalité virtuelle ne peut pas être confirmé ni infirmé pour le moment.
D’un point de vue technique, si les Joy-Con ont le potentiel pour atteindre le haut du classement des meilleurs contrôleurs pour la réalité virtuelle, la faible puissance de la machine et la faible résolution de son écran sont des défauts techniques trop importants pour envisager l’idée de mettre une Switch, en l’état, dans un casque VR.
Mais ce serait oublier que l’on parle de Nintendo.

La firme de Kyoto a souvent réussi à nous surprendre, et, peut-être ses ingénieurs imaginent-ils des solutions pour améliorer l’affichage sur un casque voire pour overclocker la console, peut-être même avec une « batterie externe » intégrée au casque pour éviter les problèmes d’autonomie.
Le mot de la fin reste à Nintendo qui décidera d’annoncer ou non la sortie d’une technologie de réalité virtuelle pour la Switch. Il ne nous reste plus qu’à attendre une information sur le sujet de la part de la firme.