La firme de Mountain View introduit enfin le « droit à l’oubli » en Europe. Les utilisateurs pourront demander à faire effacer des résultats de recherche liés à leur nom et prénom.

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Comme le rappelle le journal Le Monde, la Cour de justice des communautés européennes (CJCE) avait rendu, le 13 mai, une décision permettant à des particuliers de faire effacer des informations pouvant contenir leurs données personnelles et qu’ils jugent eux-mêmes « inappropriées, hors de propos ou qui n’apparaissent plus pertinentes ». Cette décision devait donc évidemment être suivie d’une application, et Google s’y est bien plié. Le géant américain introduit aujourd’hui ce droit à l’oubli, qui peut être demandé via un formulaire disponible dans le Centre d’aide Legal du site. 

Les utilisateurs voulant en faire la demande doivent donc se rendre à l’adresse indiquée et remplir le formulaire. Mais qui dit législation, dit précisions à fournir. Il faut notamment remettre une copie de sa carte d’identité et donner précisément les liens concernés et jugés inappropriés, ainsi que motiver la demande.

Google n’a en tout cas pas trainé pour mettre en application cette décision de justice. La firme s’est quand même fendue d’un commentaire sur la difficulté de mise en place d’un tel système : « L’arrêt exige de Google de porter des jugements difficiles sur le droit d’un individu à l’oubli et le droit à l’information du public ». Il faut dire que ce genre de plaintes représentent 30% de l’ensemble des plaintes recueillies par Google. Les formulaires reçus devront en tout cas être examinés par des yeux humains, d’autant que l’internaute doit donner ses motivations.

Reste à voir comment vont être gérés les formulaires, et si les demandes n’explosent pas. Le « droit à l’oubli » reste un sujet sensible, qui soulève et soulèvera toujours de nombreuses interrogations.