Si Yahoo se porte indéniablement mieux depuis l’arrivée de Marissa Mayer à sa tête, tout n’est pas encore rose pour le géant du web américain. La publication des résultats financiers du second trimestre de l’année montre encore une baisse du chiffre d’affaires et 95 % de ses profits proviennent de dividendes versés par des sociétés externes.

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Yahoo a publié hier ses résultats financiers pour le second trimestre de l’année 2014. Et ils ne sont pas particulièrement bons. Avec un chiffre d’affaires de 1,084 milliards de dollars (799,4 millions d’euros) le géant du web américain est en recul de 4 % par rapport au second trimestre de l’année dernière. Son bénéfice net s’établit quant à lui à hauteur de 269 707 dollars (environ 199 millions d’euros), en recul par rapport à l’année passée (331 150 millions de dollars au deuxième trimestre de l’année 2013). La chose la plus notable de ce rapport financier, c’est que sur (environ) 270 millions de bénéfice, environ 256 millions proviennent de dividendes reversés par des sociétés dont Yahoo possède des parts. Il s’agit du très juteux Alibaba et Yahoo Japan dont Yahoo possède respectivement 24 et 36 % du capital. Autrement dit, Yahoo! n’a dégagé qu’une toute petite marge sur ses activités réalisées en propre.

Des résultats qui ne satisfont pas la PDG de Yahoo. Dans le communiqué attaché aux résultats financiers, Marissa Mayer précise : « Notre priorité est la croissance du chiffre d’affaires et de ce point de vue, nous ne sommes pas satisfaits des résultats du second trimestre ». Il faut dire qu’il y a de nombreux points de déception dans ce bilan financier. Son activité publicitaire (notamment les bannières publicitaires) est bien en hausse de 24 % par rapport à la même période l’année dernière, mais dans le même temps, le prix de la publicité à l’unité a chuté de 24 % durant le dernier trimestre. Deuxième point d’achoppement, Yahoo reconnaît bien une augmentation importante de ses revenus (de l’ordre de 90 %) dans tout ce qui concerne le social, le mobile ou le native advertising mais ne précise pas à quelle hauteur se situent ces chiffres. Une façon bien pudique de cacher des chiffres trop petits pour être communiqués et qui montrent surtout le retard pris par Yahoo par rapport à Facebook, Twitter ou Google dans le domaine.

Pour autant, la situation globale de Yahoo n’est pas à plaindre. Comme le souligne Le Monde, l’action de Yahoo est à son plus haut niveau depuis 2005 et les investisseurs ont encore confiance en le géant du web. Il faut dire que Yahoo rémunère très bien ses actionnaires et le fait qu’il possède encore des parts dans des sociétés externes très lucratives n’est pas pour leur déplaire. Marissa Mayer précisait également dans le communiqué du rapport financier qu’elle avait confiance en la stratégie de retour sur le long terme de Yahoo et que les nombreuses acquisitions effectuées ces dernières années devraient permettre à la société de remonter définitivement la pente.