Dans les montres connectées comme les smartphones, l’enjeu est le même. Il s’agit de proposer des appareils fins sans rogner sur un point crucial du côté de l’expérience utilisateur, soit une autonomie conséquente. Les chercheurs de l’université du Michigan ont semble-t-il mis la main sur quelques éléments de réponse.

BatterieDans une étude à paraître dans Nature Communications, les chercheurs de l’Université du Michigan livrent les résultats de leurs études sur les batteries lithium-ion, que l’on retrouve notamment dans la carlingue de nos smartphones et autres objets connectés. Ils se sont plus précisément penchés sur les batteries au plus grand format, travaillant à éviter les problèmes de combustion ayant touché des batteries dans des Boeing, immobilisant des 787 Dreamliners durant l’année 2013.

Et leurs résultats sont plus qu’encourageants : d’après l’équipe américaine, le Kevlar dispose de propriétés isolantes, « contrairement à d’autres matériaux ultra résistants, comme les nanotubes de carbone ». « Cette propriété est parfaite pour les séparateurs qui doivent empêcher les courts-circuits entre deux électrodes », peut-on lire dans son rapport. Car, expliquent toujours les chercheurs, les batteries lithium-ion s’appuient sur un système simple : il s’agit de transporter des ions de lithium d’une électrode à l’autre et de les diriger sur un circuit situé entre les membranes des électrodes. L’idée du Kevlar est donc de réduire l’espace entre ces membranes, évitant les risques de courts-circuits. On parle ici d’épaisseurs de 15 à 20 nanomètres qui permettent, notamment, « d’obtenir plus d’énergie dans la même taille de batterie », explique l’un des ingénieurs ayant collaboré au projet, Dan VanderLey. C’est très exactement ce que l’on peut espérer, à une échelle déjà miniature, dans le monde de la mobilité.