Dès le départ, les ambitions de Travis Kalanick – fondateur de Uber – ont été claires. Le transport de personnes n’est pas sa seule préoccupation, il faut désormais re-inventer toute la logistique du « dernier kilomètre ».

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M. Kalanick avait déclaré en décembre 2013 lors de la conférence Le Web : « Quand vous pouvez livrer une voiture en cinq minutes, il y a beaucoup de choses que vous pouvez livrer en cinq minutes« .

La gestion du dernier kilomètre est un vrai enjeu dans le monde de la logistique. Selon des documents internes publiés par TechCrunch, Uber serait bientôt prêt pour s’attaquer à cette problématique en utilisant son système d’information. Actuellement en discussion avec des centaines de revendeurs et distributeurs, Uber pourrait lancer très vite un service de livraison de proximité aux États-Unis. L’objectif n’est pas de faire le trajet entre les entrepôts et les clients, mais entre les magasins de proximité et les clients.

Pour rappel, Uber vient de lancer un service de livraison de nourriture à New-York et Chicago, le service se nomme UberEats et permet d’être livré en 10 à 15 minutes de pizzas, sushis ou encore d’une bouteille de vin. Le concurrent, Gett, propose des services similaires, avec du service à domicile : massages, coupes de cheveux et bien d’autres services au Royaume-Uni, États-Unis, Israël et en Russie. Un marché qui intéresse également des géants comme Google, Amazon ou Walmart.

Uber a les moyens de ses ambitions. L’entreprise américaine a levé 4,4 milliards de dollars (environ 4 milliards d’euros) en début d’année, pour valorisation supérieure à 40 milliards de dollars (environ 36 milliards d’euros). Il faut dire que la croissance d’Uber est impressionnante, avec une présence dans 54 pays et 277 villes dans le monde.