Deux dirigeants français d’Uber ont été placés en garde à vue par le Parquet de Paris dans une enquête sur le service UberPOP, quelques jours seulement après les violentes manifestations de taxis en France.

Uber Paris

Il ne fait pas bon travailler pour Uber en ce moment. Si certains arrivent encore à esquiver les coups des chauffeurs de taxi, difficile d’esquiver la Justice et les forces de l’ordre. Le directeur général d’Uber France, Thibaud Simphal, ainsi que le directeur général d’Uber en Europe, Pierre-Dimitri Gore-Coty, ont été aujourd’hui placés en garde à vue dans les bureaux de la division de la répression de la délinquance routière, et dans le cadre d’une enquête sur UberPOP.

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Ce n’est pas la première fois que les locaux d’Uber voient surgir les forces policières puisqu’on se rappelle qu’une perquisition avait eu lieu dans les locaux d’Uber France. Le Parquet de Paris avait ordonné cette perquisition pour des faits présumés de « système de mise en relation de clients avec des personnes qui se livrent au transport routier d’autres personnes à titre onéreux ». Les choses semblent en tout cas s’accélérer, et le gouvernement, par les voix de Bernard Cazeneuve et François Hollande, a mis une pression supplémentaire sur l’entreprise américaine en demandant l’arrêt immédiat d’UberPOP et en ordonnant un arrêté préfectoral à l’encontre du service.

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En attendant, Uber poursuit ses démêlés avec la justice française. Le Conseil Constitutionnel a rejeté en mai dernier deux Questions Prioritaires de Constitutionnalité, et notamment une concernant la maraude électronique correspond à l’activité spécifique d’UberPOP via l’application mobile. Des démêlés qui devraient encore durer un bon moment, en attendant que toutes les solutions de justice soient tentées par la firme.