Twitter a fait preuve de réactivité, il y a quelques jours, en supprimant plusieurs tweets qui plagiaient une blague d’une utilisatrice américaine. Un « fait divers » qui laisse à penser que le réseau de micro-blogging compte s’attaquer plus sérieusement à cette pratique très répandue.

twitter logo

Outre le partage d’informations, Twitter est souvent utilisé comme un lieu de libre expression où les blagues fusent aussi vite l’actualité. Et il n’est pas rare de voir des tweets être repris des dizaines de fois, que ce soit par des utilisateurs en mal d’inspiration ou par des comptes de spam. Si ces plagiaires s’en sortent souvent ni vu ni connu, une simple recherche avec une phrase particulière contenue dans la blague permet de retrouver les auteurs de ces méfaits. Mais à part leur dire que leur pratique est détestable, il n’y a pas beaucoup de moyens de se faire re-créditer des rires déclenchés.

Mais Twitter compte visiblement lutter contre les voleurs d’idées. Comme le rapporte le site The Verge, une nouvelle façon d’afficher les plagiats a été repérée aux États-Unis. Une internaute, qui avait posté une blague sur le réseau de micro-blogging a fait une demande auprès des services de Twitter pour que les tweets la reprenant soient supprimés. Ainsi, et en tapant le tweet dans la recherche Twitter, une liste de tweets supprimés apparait, avec une mention particulière expliquant le plagiat : « ce tweet de @ a été supprimé en raison d’une demande du titulaire du droit d’auteur ».

blague twitter

Celle qui est à l’origine de cette demande a donné plus de détails : « J’ai simplement expliqué à Twitter qu’en tant que pigiste, je fais mes blagues en direct (et j’utilise certains de mes tweets pour tester des blagues). J’ai alors expliqué qu’en tant que telles, les blagues sont ma propriété intellectuelle, et que les utilisateurs en question n’ont pas eu ma permission de les rediffuser, sans même me donner le crédit ».

Il faut d’ailleurs savoir qu’il existe un formulaire, d’ailleurs indisponible en français, pour dénoncer tout acte de plagiat sur le réseau social. Twitter semble donc s’impliquer un peu plus dans la lutte contre le manque d’imagination, mais certains y verront certainement un abus d’utilisation du droit à la propriété intellectuelle. Effectivement, on imagine mal devoir se passer de raconter une blague parce qu’elle émane à l’origine de quelqu’un d’autre.