Nouveau rebondissement dans le feuilleton Kim Dotcom / Megaupload contre la justice néo-zélandaise et américaine avec la validation par la Haute cour de la justice de Nouvelle-Zélande du projet d’extradition de Kim Dotcom vers les États-Unis.

Kim Dotcom, fondateur de Megaupload

Après des années de procès, le feuilleton Kim Dotcom toucherait bientôt à sa fin. En effet la justice néo-zélandaise vient de valider son extradition aux États-Unis où il risque près de 20 ans de prison. Cependant, le fantasque créateur de Megaupload ne semble pas vouloir se laisser abattre et compte saisir une nouvelle fois la justice.

Une affaire plus politique que judiciaire ?

Le procès se déroulait dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 février et son verdict était attendu et n’a pas surprit grand monde. Une affaire qui durait depuis 2012 et l’arrestation spectaculaire du créateur de Megaupload dans sa luxueuse résidence d’Aukland en Nouvelle-Zélande. Kim Dotcom avait alors, à coup d’appels et de recours, réussi à repousser son jugement. Il plaidait par le biais de son avocat et ami Ron Mansfield que le délit de copyright n’était pas une raison suffisante pour une extradition à la vue de la justice néo-zélandaise.

Ron Mansfield, avocat et ami de Kim Dotcom.    Source : site officiel du cabinet Mansfield

Dotcom est aussi poursuivi par la justice américaine pour des cas de fraude, de racket et de blanchiment. La juge de la Haute cour Murray Gilbert a jugé les preuves assez importantes pour valider l’extradition de Kim Dotcom, de son vrai nom Kim Schmitz, et de Finn Batato, Mathias Ortmann et Bram van der Kolk, 3 anciens collaborateurs du site de téléchargement direct. Ils sont accusés à eux quatre d’avoir tiré 175 millions de dollars de profits par le site et d’avoir causé plus de 500 millions de dollars de manque à gagner aux ayants-droits des œuvres (musicales, cinématographiques etc.) partagées sur leur site. Et les faits de « fraude criminelle » contre Kim Dotcom ont été reçus par la justice comme des cas qui justifient une extradition et un procès aux États-Unis.

Kim Dotcom dit sur Twitter être victime d’un « complot ». Pour lui c’est la décadence de la justice face à la puissance politique qui aurait poussé la juge à favoriser l’aspect politique et les relations avec les États-Unis plutôt que l’aspect judiciaire qui aurait dû l’amener à refuser l’extradition selon la loi néo-zélandaise.

Une affaire sans fin ?

Cependant à en croire son avocat, Kim Dotcom, malgré une décision « extrêmement décevante » à son goût, ne se sent « certainement pas battu ». Et celui qui se proclame comme un simple « entrepreneur du Net » n’ayant rien fait d’illégal se prépare à poser un recours contre la décision de la Haute cour, ce qui lui permettrait d’avoir encore au minimum quelques mois de  »tranquillité » loin de la justice américaine. Ces mois lui permettront donc de trouver un nouvel investisseur pour son projet de « Megaupload 2.0 », repoussé après que son investisseur n°1 se soit retrouvé face à une opposition de la gendarmerie boursière canadienne.

À lire sur FrAndroid : Finalement, MegaUpload 2.0 n’arrivera pas de sitôt…