WikiLeaks a proposé d’aider les grands groupes de la Tech pour protéger les utilisateurs contre les indiscrétions de la CIA. Mais peut-on vraiment croire que cela aboutira à une amélioration de la sécurité ?

L’actualité récente a été chamboulée par les dernières révélations de WikiLeaks. L’organisation a en effet dévoilé des milliers de documents prouvant que la CIA était capable de pirater n’importe quels smartphones et ordinateurs — peu importe le système d’exploitation. On apprenait ainsi que les renseignements américains étaient en mesure d’exploiter d’innombrables failles pour arriver à leurs fins. L’affaire a pris le nom de Vault 7. 

Suite à cela, WikiLeaks a annoncé, sur son compte Twitter officiel, avoir pris contact avec les grandes entreprises de la Tech en citant Apple, Microsoft, Google, Mozilla et MicroTik. L’organisation affirme que son but est de protéger les utilisateurs contre les logiciels malveillants de la CIA. 

Trop beau pour être vrai ?

Un objectif en apparence noble, mais qui pose question. D’une part, les entreprises concernées ont déjà commencé à rassurer leurs utilisateurs. Apple a en effet affirmé que la majorité des brèches avaient déjà été colmatées. Google a suivi rapidement avec une annonce similaire.

D’autre part, les failles ayant déjà été signalées, on peut estimer que les grandes entreprises s’attèlent à mettre à niveau la sécurité de leurs écosystèmes. Si tel n’est pas le cas — et sans vouloir tomber dans les théories conspirationnistes —, on peut facilement penser qu’elles travaillent main dans la main avec les forces de l’ordre. De ce fait, difficile de comprendre comment il serait possible de les convaincre de collaborer avec WikiLeaks. 

Pour résumer, on a envie de croire en la collaboration entre l’organisation activiste et les grands groupes du numérique. Mais l’utopie semble un peu trop improbable. 

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