Challenger de Xiaomi, Honor, une filiale de Huawei, soufflait sa première bougie la semaine dernière. L’occasion pour la marque d’établir un bilan de ses ventes en Chine mais aussi, depuis peu, en Europe.

Honor

Honor a fait son entrée sur le marché européen en octobre dernier, avec l’arrivée de son Honor 6 sur les boutiques Amazon de plusieurs pays, dont la France. Le Honor 3C, déclinaison plus entrée de gamme – 130 euros à plein tarif – a suivi quelques semaines plus tard, tandis que la firme annonçait en Chine son Honor 6 Plus, malheureusement réservé à l’Empire du Milieu. Si le tout dernier modèle est bien nouveau, il faut convenir que Honor a limité les risques d’échec en commercialisant pour commencer deux appareils déjà disponibles en Chine depuis plusieurs mois.

Depuis son lancement en décembre 2013, Honor s’en est tenu à une ligne de conduite : il s’agit de vendre des produits à bas coût, malgré des caractéristiques plus intéressantes que leur prix ne le laisse entrevoir, exclusivement en ligne. Des frais de distribution minimisés au maximum pour autoriser des prix à la Xiaomi, son principal rival, et qui semble avoir payé : d’un million d’unités il y a un an, les médias chinois rapportent que Honor est passé à la livraison de 20 millions d’appareils. Interviewé à Pékin, Jeff Liu, le président de Honor, assurait ainsi lors du lancement du Honor 6 Plus que « l’e-commerce change les canaux traditionnels de l’industrie du smartphones, et il fallait que nous nous orientions dans cette direction nous aussi ».

Entre les ventes de Xiaomi en Inde et dans certains pays de l’Asie du Sud-Est, mais aussi la probable arrivée d’appareils Lenovo exclusivement vendus en ligne l’an prochain, Honor cherche à se positionner sur un marché en pleine expansion et où la place de Xiaomi (7e vendeur mondial selon Gartner en décembre, deux places derrière Huawei) reste prépondérante. Cependant, pour parvenir à dégager des bénéfices suffisants, l’un comme l’autre doit parvenir à vendre massivement ses produits, les faibles prix pratiqués étant assortis de marges réduites. Liu n’hésite pas à indique que Honor « ne gagne pas d’argent mais n’en perd pas non plus ». Et pour en gagner, il faudra conquérir le cœur comme le porte-monnaie de l’Occident.