Il n’est pas question pour Nokia de se débarrasser de Here Maps à n’importe quel prix. Son CEO a affirmé sa volonté de ne céder sa division qu’à un prix jugé satisfaisant par ses actionnaires.

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Nokia chercherait-il à faire monter les enchères ? C’est l’impression que livre son CEO, Rajeev Suri qui, interrogé par le magazine professionnel European Communications, montre qu’il n’est pas prêt à vendre Here Maps à n’importe quel prix.

« Accordons-nous plus de temps… Nous ne le vendons peut-être pas finalement si nous n’en obtenons pas la bonne valeur. Il faut que ce soit une bonne affaire pour Nokia et nos actionnaires. »

En avril dernier, Nokia annonçait sa fusion avec l’équipementier réseau Alcatel-Lucent. Au passage, il confirmait la rumeur en vigueur depuis quelques semaines, laquelle voulait qu’il cherche à vendre sa section Here Maps, dédiée à la cartographie et à la navigation GPS. Une application particulièrement intéressante puisqu’elle est issue du service de cartographie Navteq, acquis par Nokia en 2008, et peut être téléchargée sur Android, iOS et est préinstallée sur Windows Phone. Elle est regardée de très près par des constructeurs automobiles – il se murmure que le groupe Audi est sur les rangs – et même par Uber, le service de transport privé. On évoque encore Facebook, des groupements d’investisseurs et, dit-on, un Microsoft qui souhaiterait devenir actionnaire minoritaire de Here Maps. Pour l’heure, il est question d’une valorisation située entre 2 et 4 milliards de dollars, un montant suffisamment important pour que Nokia ne cède pas à la précipitation.