D’après les estimations du Crédit Suisse, les casques de réalité virtuelle bénéficieront d’un large succès à leur sortie. Ils tablent ainsi sur la vente de 5 millions de casques Oculus l’an prochain.

oculus-dk2

La réalité virtuelle a le vent en poupe, c’est un fait. Alors que Google mise sur un Cardboard à très bas prix, exploitant l’écran de smartphones, et s’entoure de constructeurs exploitant le même principe, d’autres acteurs majeurs de la mobilité investissent dans ce secteur. On note la présence de Sony, via son PlayStation VR attendu en début d’année prochaine, mais aussi le Vive de HTC, et évidemment l’Oculus Rift, certainement le plus connu des appareils du genre.

Le Crédit Suisse, bien que peu attendu sur ce terrain, s’est penché sur le destin de cet Oculus, attendu pour le premier trimestre 2016. Et d’après ses prévisions, Facebook compte vendre ce casque à prix coutant « afin de pousser à son adoption initiale par le grand public » et s’attend à ce que la firme américaine « monétise ses appareils sur le long terme grâce à des revenus logiciels associés ». Jusqu’ici, rien de vraiment surprenant, la banque prévoyant un tarif fixé autour de 350 dollars pour les premières précommandes. À titre de comparaison, on attend le PlayStation VR de Sony autour des 300 euros, lui qui sera notamment financé par les jeux qui lui seront associés.

Les experts du Crédit Suisse s’avancent un peu plus encore, allant jusqu’à évoquer des chiffres de ventes précis. D’après eux, « 5 millions d’unités » du casque Oculus Rift durant l’année 2016. Toutefois, et parce qu’ils entrevoient un lancement à prix coutant, voire à perte, ils évoquent pour l’an prochain des « bénéfices bruts initiaux » dans le négatif, c’est-à-dire des pertes, mais une rentabilité à l’horizon 2021 et des bénéfices à hauteur de 50 millions de dollars en 2022. Autant de prévisions somme toute particulièrement optimistes, qui ne tiennent pas nécessairement compte d’une concurrence en embuscade, et que l’on prendra avec prudence. Elles montrent en revanche l’optimisme des financiers face au secteur de la réalité virtuelle.