Son poste de conseiller auprès de Donald Trump n’aura pas résisté à la colère de ses utilisateurs. Travis Kalanick, CEO d’Uber, renonce à conseiller Donald Trump.

Travis Kalanick

Donald Trump a créé un groupe de conseil avec Elon Musk (Tesla, SpaceX), la patronne d’IBM Ginni Romett et le CEO d’Uber, Travis Kalanick. Malheureusement, ce dernier a finalement renoncé à ce poste sous la pression de ses utilisateurs mais aussi d’une partie de ses salariés. 

Il explique dans son mémo que « se joindre à ce groupe n’avait jamais été censé être un soutien au président ou à sa politique, mais c’est malheureusement exactement ainsi que cela a été interprété« . De nombreux utilisateurs ont répandu leur mécontentement à travers le hashtag #DeleteUber, qui a entraîné plusieurs milliers de désabonnements au service de VTC. Un appel au boycott renforcé par l’annonce de Lyft, concurrent d’Uber aux États-Unis, d’un don d’un million de dollars à l’ACLU -association qui se bat pour défendre les libertés individuelles. Enfin, ce mouvement a également mis en avant la difficulté que les utilisateurs avaient à supprimer leur compte Uber. L’ironie du sort. 

Les autres grands groupes de la Silicon Valley n’ont pas encore baissé les bras face à Donald Trump, une lettre commune sera envoyée à Donald Trump cette semaine, nous avons traduit une des premières versions. De son côté, l’administration Trump serait en train de préparer un décret-loi portant sur le visa H-1B, qui permet à des milliers d’étrangers qualifiés de travailler aux États-Unis. Parmi eux, de nombreux ingénieurs et experts de la high-tech qui se trouvent dans la Silicon Valley. Je vous invite à lire le dossier de Numerama sur la question.

Elon Musk a profité de l’annonce pour communiquer le fait qu’il ne quittera pas le fameux groupe de conseil. Il veut en profiter pour « exprimer nos objections à la récente ordonnance sur l’immigration et proposer des suggestions de changements à la politique de Donald Trump ».