Le gouvernement n’a pas tardé à réagir suite à la violence des grèves des taxis qui ont bloqué une partie des villes françaises dans la journée du 25 juin dernier. François Hollande a ainsi réclamé « la dissolution d’UberPOP » tandis que Bernard Cazeneuve menace d’amplifier les poursuites contre les chauffeurs d’UberPop et contre la société Uber.

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La journée d’hier n’a pas tardé à faire réagir le gouvernement. Dans la bataille qui oppose les chauffeurs de taxi à UberPop, le gouvernement français a désormais clairement pris position pour les taxis. Le président de la République française, François Hollande, a ainsi déclaré hier soir que « UberPop doit être dissous et déclaré illégal, et la saisie des véhicules devra être prononcée et effectuée ». François Hollande appelle également la justice à rendre rapidement des décisions afin d’accélérer le processus de mise en illégalité d’UberPop.

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Sur les modalités de cette « dissolution » d’UberPop, c’est le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a donné quelques pistes. Sans trop de surprise, le gouvernement compte s’appuyer sur des décisions de justice pour faire interdire le service. Tout est en fait suspendu à de nouvelles questions prioritaires de constitutionnalité que le Conseil Constitutionnel doit examiner en septembre prochain. En attendant que le Conseil Constitutionnel rende sa décision, Uber a décidé de maintenir son service UberPop. Bernard Cazeneuve, de son côté, a indiqué que le gouvernement va tout faire pour « amplifier encore le phénomène de poursuites de ceux qui sont à l’origine de ces infractions ». Au micro de RTL, le ministre de l’Intérieur a également été particulièrement virulent à l’encontre d’Uber, présentant la société américaine comme « cynique et arrogante » et qui se croit « au-dessus des lois ». Il a d’ailleurs ordonné un arrêté préfectorale à Paris, qui a pris effet hier.

Concrètement, que peut faire le gouvernement pour l’instant ? Pas grand-chose en fait. Comme le rappelle avec une très grande justesse Le Figaro, et contrairement à ce que disent les hommes politiques et certains médias, UberPop n’est pas une application. Il s’agit avant tout d’un service proposé par la société Uber au sein d’une application qui ne viole aucunement la loi. Tout au plus, le gouvernement et la justice française pourront interdire le service, ce qui aura pour principale conséquence de retirer le service UberPop de l’application Uber présente sur le Play Store et l’App Store. Un service qui devrait d’ailleurs perdurer après le mois de septembre prochain et la décision du Conseil Constitutionnel, puisque Uber tentera certainement de se pourvoir en Cassation.