Selon les informations du Wall Street Journal, la FTC a rencontré des entreprises qui subiraient les pratiques anticoncurrentielles de Google concernant les applications préinstallées sur Android. À ce titre, la FTC observe de près ce qui se passe en Europe et regarde si des parallèles peuvent être dressés.

logo google app

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la FTC s’intéresse à un potentiel abus de positions dominantes de la part de Google concernant Android. En septembre 2015, la FTC avait déjà lancé un début d’enquête et suspectait Google de pratiquer le bundling. Pour faire simple, la FTC se demandait si les applications Google préinstallées sur Android (Google Maps, Search, YouTube), son OS mobile ne forçait pas les utilisateurs à dépenser de l’argent pour accéder à un produit ou un service supplémentaire.

 

Les services de Google préinstallés sur les appareils Android faussent-ils la concurrence ?

Désormais, la FTC se demande si le fait que Google oblige les constructeurs de smartphones Android et les opérateurs mobiles à installer ses propres services sur les téléphones n’empêcheraient pas des services similaires d’entreprises concurrentes d’être proposés nativement sur ces mêmes smartphones. À ce titre, la FTC a rencontré deux entreprises — dont les noms sont inconnus — qui souffriraient de cette concurrence déloyale.

Selon le Wall Street Journal, la FTC est encore loin d’avoir pris sa décision. Elle étudie attentivement ce qui se passe de l’autre côté de l’atlantique, en Europe, où la Commission européenne a récemment conclut à l’abus de position dominante de Google. La FTC espère ainsi voir les preuves que montrera la Commission européenne dans les mois à venir.

 

La FTC n’a pas encore pris de décision

Mais comparé à l’Europe, où Android est installé sur plus de 70 % des smartphones, le cas des États-Unis est particulier. Avec moins de 60 % de part de marché, non seulement Android à moins de prise sur les consommateurs américains — forcément plus grand consommateur de produits Apple ou Microsoft — mais en plus la FTC a une vision beaucoup moins rigoriste de l’abus de position de dominante.

Comme l’explique le Wall Street Journal, il serait tout à fait probable que la FTC décide de ne pas poursuivre Google arguant que les services préinstallés sur les appareils Android apportent une indéniable plus-value auprès de l’utilisateur et ont une justification économique sérieuse. Des arguments que les avocats de Google ont — on l’imagine aisément — affûtés depuis bien longtemps dans l’optique de l’ouverture d’un procès.