Selon le journal Le Monde, Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la concurrence s’apprête à envoyer un nouvel acte d’accusation contre Google. Cette troisième procédure pour abus de position dominante porterait cette fois-ci sur le cœur d’activité de Google : la publicité en ligne.

Commission européenne

La rumeur courrait depuis la fin du mois dernier et elle se précise aujourd’hui un peu plus : Bruxelles s’apprêterait à lancer une nouvelle enquête pour abus de position dominante sur Google. Cette fois-ci elle porterait sur la publicité en ligne et plus particulièrement sur les relations contractuelles qui unissent les éditeurs de sites web à Google Adsense et Google Adwords, la régie publicitaire de Google.

 

Des éditeurs de site web obligés de passer par Google Adsense et Google Adwords ?

Selon les informations du Monde Bruxelles soupçonne Google de profiter du poids de ses régies publicitaires, aujourd’hui incontournables quand on décide de mettre de la publicité sur un site web, pour imposer des conditions anticoncurrentielles. Concrètement, Bruxelles soupçonne Google d’obliger les sites web qui passent par ses régies de lui confier la totalité de ses annonces publicitaires et de lui interdire, par des restrictions contractuelles, d’aller voir d’autres régies. « L’institution communautaire pointait aussi des restrictions contractuelles relatives à la portabilité des campagnes de publicité sur d’autres sites » ajoute le journal français.

Toujours selon les sources du Monde Margrethe Vestager s’apprêterait à envoyer aujourd’hui, le jeudi 14 juillet un acte d’accusation à Google. Bruxelles va donc mener l’enquête et demander des explications à la société américaine sur ses pratiques. Cela pourrait tout aussi bien déboucher sur une procédure de conciliation que sur une forte amende.

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Après Google Shopping et Android, maintenant la publicité

Depuis l’année dernière, c’est la troisième fois que l’Union européenne lance une procédure d’abus de position dominante contre Google. En 2015, Bruxelles mettait déjà en cause les pratiques de Google Shopping. Au début de l’année, c’était Android et ses applications préinstallées qui étaient visées. Aujourd’hui, l’assaut est lancé sur l’activité principale et la plus rémunératrice de Google : la publicité en ligne. Autant dire que la défense de Google s’annonce vigoureuse.

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