En doublant le temps de garantie légale de conformité des smartphones, le Sénat espère combattre contre le vieillissement rapide des téléphones portables qui est un véritable fléau d’un point écologique.

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Cette année, la loi Consommation, plus connue sous le nom de loi Hamon, a mis en place des mesures pour protéger les consommateurs. Parmi celles-ci, la garantie légale de deux ans pour les produits. Hier, le Sénat a évoqué d’étendre la garantie à quatre ans. Le but ? Lutter contre l’obsolescence programmée et réduire les déchets.

Une centaine de millions de téléphones portables dans le placard

Nous avons tous, au fond d’un tiroir, un téléphone qui n’est plus utilisé : défaillant, dépassé technologiquement, remplacé par un nouveau smartphone dernier cri, etc. La mission d’information sénatoriale dédiée au « devenir des matériaux et composants des téléphones mobiles » estime que 100 millions de portables seraient conservés mais non utilisés chez les Français. Un résultat qui inquiète, d’autant plus que les ventes ne vont pas arranger les choses : plus de 20 millions de mobiles ont été vendus en 2015 dans l’Hexagone d’après l’institut d’études GfK.

Pourquoi garder ces smartphones inutilisés ? Pas assez de points de collectes, peur de dévoiler des données personnelles ou même volonté de le préserver en cas de dépannage.

L’obsolescence programmée ?

La construction de ces appareils mobiles ne prend pas en compte « les enjeux environnementaux » d’après la sénatrice écologiste Marie-Christine Blandin. Mais le marché est lui aussi responsable à cause des constantes évolutions technologiques, ce que certains appellent l’obsolescence programmée des appareils et des politiques marketing agressives.

Plusieurs mesures souhaitées

L’allongement de la durée de garantie légale de deux à quatre ans n’est pas la seule piste qui ressort du rapport parlementaire. Sensibiliser le consommateur à la collecte et le tri, réparer davantage le matériel, demander la transparence des constructeurs sur irréversibilité des mises à jour, mais aussi imposer des sanctions si les enjeux de recyclage ne sont pas respectés.

Même s’il ne s’agit pour l’instant que d’un rapport, il pourrait donner suite à une proposition de loi. Cependant, les nouvelles contraintes imposées aux constructeurs pourraient donner lieu à des pressions de ces derniers sur le gouvernement…