Il semble que la trêve des fêtes de fin d’année n’existe pas entre les plus grandes entreprises de l’industrie mobile. Cette semaine, Apple et Nokia ont ouvert les hostilités autour de la question des brevets.

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Lorsque Nokia a vendu sa division mobile à Microsoft en 2013, l’entreprise finlandaise a pris grand soin de conserver la propriété de son important portefeuille de brevets. Aujourd’hui, ce portefeuille va permettre de protéger la marque et le fabricant HMD, l’an prochain, lorsque les smartphones Nokia feront leur retour sur le marché mobile, mais il permet également à la firme d’attaquer si elle estime qu’une autre entreprise viole l’un de ses brevets.

 

Reprise de la guerre entre Nokia et Apple

Nokia a annoncé cette semaine poursuivre Apple pour la violation de 32 brevets liés aux écrans, aux antennes, aux interfaces utilisateurs, au logiciel et aux puces électroniques. Ce nouveau rebondissement fait suite à une affaire ayant débuté en 2009 et que l’on pensait conclue en 2011 par un accord entre les deux entreprises. Apple avait alors accepté de payer une licence pour un certain nombre de brevets détenus par Nokia.

Depuis, la firme finlandaise estime qu’Apple utilise d’autres brevets dans ses produits qui ne sont pas couverts par la licence et qu’Apple refuse d’accepter une nouvelle licence les incluant. D’après Apple, les brevets impliqués sont des brevets essentiels à la fabrication d’un smartphone et que, par conséquent, le prix de la licence pour les exploiter devrait être raisonnable (brevets dits de type FRAND).

 

Une affaire complexe

Cette nouvelle attaque de Nokia est en fait une réponse à une action d’Apple intentée en début de semaine. La marque à la pomme a porté plainte pour concurrence déloyale contre plusieurs Patents Trolls, ces entreprises détenant de nombreux brevets bloquants une partie de l’industrie. Ces entreprises sont des partenaires de Nokia et possèdent des licences pour certains de ses brevets. D’après Apple, Nokia se sert de ces entreprises pour lui faire payer des frais de licences supplémentaires sur ses brevets, par leur intermédiaire.

C’est donc le début d’une nouvelle grande bataille juridique sur le marché du smartphone autour de la question des brevets, entre deux géants du secteur.