Meizu et Qualcomm annoncent la signature d’un accord international sur les brevets. C’est la première fois que Qualcomm obtient la signature d’un tel accord en Chine où la propriété intellectuelle est habituellement peu respectée.

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Qualcomm et Meizu ont annoncé avoir conclu un accord global de licence, ce qui met un terme aux différends juridique entre les deux entreprises en Chine, en Allemagne, en France et aux États-Unis. Meizu payera donc une redevance sur le développement et la vente d’appareils à Qualcomm pour les produits utilisant la 4G LTE ou des modems WCDMA et CDMA2000.

Le montant de l’accord n’a pas été divulgué, mais l’important est la signature d’un tel accord, mettant ainsi fin à un problème juridique en Chine.

 

La justice chinoise franchit un pas important en faveur de la propriété intellectuelle

Jusqu’à présent, la Chine était connue pour ne pas être très regardante sur la conformité des produits vendus dans le pays avec les brevets déposés par d’autres fabricants, en particulier les marques étrangères. Il n’est donc pas rare de trouver des produits reprenant de façon éhontée le design de produits très connus, comme l’iPhone d’Apple ou les Galaxy S de Samsung. On se souvient par exemple qu’une bonne partie du catalogue de Xiaomi s’inspirait clairement à une époque des produits de la marque à la pomme.

Pour sa défense, en Chine, Meizu avait justement misé sur le patriotisme et le protectionnisme pour échapper à la violation de brevets dont l’accusait Qualcomm. Il semblerait que les avocats de la marque chinois n’aient pas été convaincus du succès de cette stratégie puisqu’ils ont accepté la signature d’un accord à l’amiable avec Qualcomm.

Cette décision pourrait faire office de précédent en Chine pour la défense des droits sur les brevets et pourrait conduire le pays à respecter un peu plus le droit d’auteur et la propriété intellectuelle.