WhatsApp compte concentrer ses efforts sur Android et iOS, et annonce aujourd’hui la fin du support des versions de son application dédiées à Symbian, Windows Phone ou encore BlackBerry OS.

whatsapp-windows-phone

Avec son milliard d’utilisateurs répartis entre Android et iOS principalement, WhatsApp n’a plus à cœur de prendre en charge de vieux systèmes d’exploitation pratiquement disparus de la sphère mobile. L’application de messagerie instantanée détenue par Facebook, désormais gratuite – son abonnement d’un dollar par an, peut utilisé dans les faits, a récemment été supprimé – préfère très certainement tourner ses efforts vers des domaines plus lucratifs, telle la monétisation de son service.

Le géant de la communication mobile, disponible jusqu’alors sur iOS, Android, BlackBerry OS, Nokia S40, Symbian et Windows Phone, annonce aujourd’hui abandonner le support des versions de ses applications destinées à Windows Phone 7.1, Android 2.1 et 2.2, Nokia Symbian S60, Nokia S40 ainsi que BlackBerry, même BlackBerry 10. Une décision effective d’ici la fin de l’année 2016, et justifiée par la fin d’une ère :

« Lorsque nous avons lancé WhatsApp en 2009, les gens utilisaient leurs appareils mobiles d’une façon bien différente d’aujourd’hui. Près de 70% des smartphones achetés à l’époque avaient des systèmes d’exploitation BlackBerry et Nokia. Les systèmes d’exploitation mobiles offerts par Google, Apple et Microsoft (qui représentent 99,5% des ventes aujourd’hui) représentaient moins de 25% des ventes d’appareils mobiles à l’époque. »

Des systèmes d’exploitation disparus… sauf BlackBerry 10

Dans les faits, les rares terminaux sous Windows 7.1 ne sont plus supportés depuis plusieurs années, ou sont passés à Windows Phone 8, tandis que les systèmes d’exploitation de Nokia, avant le rachat de sa division mobile par Microsoft, ne subsistent que sur d’anciens modèles en fin de vie. Quant à Android, il ne compte que moins de 0,2 % de son parc sous Android FroYo (2.2) et moins de 0,1 % sous Eclair. Pas de quoi s’offusquer, donc.

Le cas est plus problématique pour BlackBerry OS qui, malgré la dégringolade de ses parts de marché depuis son heure de gloire, persiste dans les classements. En décembre dernier, l’institut Kantar relevait par exemple la présence de 0,6 % de terminaux sous BlackBerry OS en France, et la sortie du BlackBerry Passport sous BlackBerry 10, positionné sur le segment haut de gamme, reste récente. Mais pour WhatsApp, les récents licenciements chez le Canadien et les annonces du début d’année, évoquant des sorties de smartphones BlackBerry uniquement sous Android pour l’année 2016, sont à eux seuls une bonne raison de mettre BB10 sur le même plan que des OS… disparus.