Bon gré mal gré, il faudra vous y faire : où que vous nous lisiez, vous serez prochainement contraints de passer à l’application Facebook Messenger, quand bien même la messagerie intégrée à l’app du réseau social vous convenait parfaitement jusqu’alors. Et ce ne sera plus un privilège européen.

Facebook Messenger

Nous vous l’indiquions au printemps dernier, et nombre d’entre vous sont rapidement passés à la nouvelle formule Facebook : une application pour le réseau social, et Messenger pour discuter en privé avec vos contacts. Sur Android, c’est notamment l’occasion d’utiliser les « chat heads » introduites avec le launcher Facebook Home, ces petites bulles s’affichant sur l’écran d’accueil à la réception d’un message. Pour l’équipe Facebook, qui s’exprimait en avril dernier auprès de ZDNet, « les utilisateurs de l’application Messenger [répondent] 20 % plus rapidement aux messages de leurs amis« . Reste qu’il s’agit d’une migration contrainte et forcée qui contrarie les mobinautes faisant leur maximum pour économiser e la mémoire sur leur téléphone.

La France et quelques pays d’Europe faisaient en avril 2014 partie des premiers marchés à expérimenter la nouvelle stratégie de Facebook, sur les plateformes Android et iOS. Le réseau social indique avoir obtenu des « résultats positifs » lors de ces premiers essais, et compte poursuivre sur sa lancée dans l’ensemble des pays où Facebook est utilisé. Dans une déclaration officielle envoyée à TechCrunch (aucun communiqué n’a été publié sur le blog Facebook), le réseau précise : « Dans les prochains jours, nous allons continuer à notifier nos utilisateurs que s’ils veulent envoyer et recevoir des messages Facebook, ils devront télécharger l’application Messenger. » Et d’indiquer au passage que l’app ne compte que 200 millions d’utilisateurs mensuels (et 12 milliards envoyés chaque jour), soit environ un cinquième du total des inscrits sur Facebook. Une manière pour Facebook de créer un écosystème d’applications autonomes, comme il le fait avec Slingshot ou encore Paper (sur iOS), et de ne plus faire entièrement dépendre son usage du réseau social en soi.