Quand nos confrères de la scène « macophile » lancent des pavés dans les mares… Nous nous devons d’intervenir tels des passionnés de notre plate-forme Android. Le gros troll débute avec une question du pro-iPhone MG Siegler (TechCrunch US) : « Pourquoi les développeurs lancent d’abord leur application sous iOS ? ».

Lors de la conférence LeWeb @ Paris de Loic LeMeur, Eric Schmidt avait alors annoncé : « D’ici 6 mois, vous direz le contraire. Parce qu’au final, les éditeurs d’applications sont dépendants du volume. Et le volume est clairement favorisé par l’approche « ouverte » de Google. ».

Effectivement, lorsque l’on connait iOS et lorsque cette plate-forme est si omniprésente dans les médias, on s’offusque de ne pas trouver des applications telles que Instagram sur Android. Encore fallait-il savoir que l’application Light Box était autant performante et disponible seulement sur Android – ils ont rejoint l’équipe Facebook depuis. Et ce n’est qu’un exemple…

Lorsque j’entends dire que « Google n’arrive pas à freiner la fragmentation et perd totalement le contrôle sur les constructeurs, qui y vont toujours de leur surcouche et de la multiplication des configurations« , je ne peux pas rester sans voix. Ce n’est pas de la fragmentation à proprement parler. La fragmentation c’est quand on se retrouve avec des versions différentes mais qui ne s’enchaînent pas et qui ne se différencient pas par des API très distinctes. Sur Android, il faut effectivement prendre en compte différentes configurations – tailles d’écrans – mais le travail est aussi simple que celui du développement sur iOS. Si et seulement si, le développement est réalisé des développeurs professionnels. Tout comme sur iOS, le développement sur Android ne s’improvise pas. J’ai des dizaines d’exemples d’applications mal réalisées, les décisionnaires veulent la plupart du temps faire quelques économies en portant une version iOS vers Android – ce qui est un non-sens ainsi q’une perte de temps et d’argent.

Effectivement, la fragmentation peut être provoquée par les constructeurs et les opérateurs lorsque le travail est mal réalisé… mais c’est de moins en moins le cas ! On prendra l’exemple de l’opérateur Orange qui avait modifié à tout va les androphones jusqu’à récemment (jusqu’à rendre le Bluetooth inopérant). Il existe donc de la fragmentation dans ce sens, causée par un manque de compétences et d’expérience. Néanmoins, Android est une spécification d’API(s) ainsi qu’une spécification d’implémentation, toute cette base est stable et n’est pas fragmentée d’un appareil à l’autre. C’est ce qu’on nommé « versionné » comme tout système informatique. Comme dirait Julien Del Rio, « les bugs sont pour tous ».

Bref, lorsque je lis Mac4Ever (pour ne citer qu’eux) – « Mais l’exemple reste anecdotique en comparaison des centaines d’appareils à prendre en compte durant le développement des apps, chose quasi-impossible pour une petite boite sans une armée de matériels et de testeurs. »  – Je me demande s’ils ont vraiment eu des androphones entre les mains. Je ne parle pas de développement spécifique – sur des moteurs graphiques par exemple – néanmoins avec seulement un appareil, le développement d’applications Android ne pose pas de soucis et ne demande pas de tester les apps sur « des centaines d’appareils« . Pour gérer les différentes tailles d’écran, le kit de développement (SDK) propose énormément d’outils adaptés (là où tout est géré au pixel près sur iOS) – dont un vrai émulateur. J’attends vos témoignages…

Enfin, concernant la question principale et les killer-apps. Je répondrai tout simplement : les « Killer Apps » existent sur Android (et sur iOS ?). Elles existent car sur Android nous avons une richesse d’appareils – GPS, TV, Tablette, Smartphone, Domotique, Robot – ainsi qu’une flexibilité bien plus importante que sur iOS – avec des API plus ouvertes et plus fournies ainsi que la possibilité de communiquer « entre applications ».

Concrètement cela permet de retrouver tout un tas d’applications bien spécifique à Android, que l’on retrouvera seulement sur Android (je ne parle pas du monde du jailbreak sur iOS). Et à ce propos, je pourrai renvoyer la question « Existe t-il sur iOS des apps killer non présentes sur Android ? ».

Bref, voilà quelques exemples sur Android :

Nous avons plusieurs applications pour programmer des actions intelligentes telle que Tasker. Nous en avons parlé hier.

Nous avons des widgets qui nous permettent d’économiser des centaines de clicks – sans compter les minutes gagnées. Par exemple, l’excellent Beautiful Widget et tous les autres (RATP, Evernote, suivi conso, lecteur musical, etc.).

AirDroid est un autre exemple, l’application permet de créer des bureaux accessibles depuis un navigateur de n’importe où.

Serval pour recréer des réseaux telecom.

Tous les claviers disponibles dont TouchPal.

Pour transformer votre androphone en lumière flash :

On peut voler des sessions non chiffrées avec Droidsheep.

Des applications de prises de note comme Any.do, développée sur Android avant iOS et Chrome.

Nous avons Chrome et toute une tripotée de navigateurs mobiles avec des fonctions différentes.

Tous les DSLR Controler pour contrôler votre appareil photo à distance.

FriendCaster, pour améliorer votre expérience « Facebook ».

Et enfin, l’application que tous les macophiles souhaitent : Google Maps Navigation.

PS : Sans citer une vraie application GMail

Je suis sûr que vous avez d’autres exemples, j’éditerai l’article au fur et à mesure de vos apports.

Bref, c’était un droit de réponse aux macophiles bien trop autistes introvertis.

Enfin, voilà une petite réflexion que nous avons en interne pour faire avancer le schmilblick. Depuis quelques semaines, nous entendons parler de sociétés capables de fournir des « certifications Android ». Ces certifications ne sont pas réalisées par Google néanmoins cela pourrait être une bonne idée pour l’éco-système Android. Aujourd’hui, Google n’aide pas les développeurs et n’a que peu de contact réel avec eux. Aujourd’hui, tout le monde dit faire de l’Android. Aujourd’hui, toutes les sociétés recherchent des développeurs Android. Aujourd’hui, on se trouve avec des applications Android mal conçues et réalisées par des développeurs Web ou/et iOS. Je ne dis pas qu’ils faut foncer et débourser quelques centaines d’euros dans des certifications non approuvées par Google, je dis seulement que la certification Android pourrait nous permettre d’améliorer l’expérience et l’image d’Android assez facilement. Qu’en pensez-vous ?