Cette violence m’oppresse. Cette image de la France m’attriste. Les taxis se font entendre, les clients également. Différemment. Après avoir pris un certain recul, j’ai essayé de comprendre : pourquoi les taxis manifestent-ils ? Pourquoi sont-ils violents ? Pourquoi menacent-ils ? Au lieu de changer, innover et se développer.

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AFP – Thomas Samson

Uber a été lancé en 2009, ce service permet aux utilisateurs de contacter un conducteur à partir d’une application mobile. Uber ne fournit pas ses propres véhicules, mais travaille avec des conducteurs détenteurs de permis existants, avec des entreprises et des particuliers. Les clients peuvent suivre le déplacement de leurs conducteurs, et payer directement sur ​​leurs smartphones. Ils peuvent également évaluer les conducteurs, et les conducteurs peuvent évaluer les clients. Il n’y a rien en particulier, propriétés industrielles ou autres, utilisés par la plate-forme d’Uber. Rien, en tout cas, rien qui ne pourrait pas être utilisé par d’autres entreprises.

Au lieu de répondre à cette nouvelle concurrence, avec de meilleurs produits et services, les taxis tentent d’interdire l’existence d’Uber. Depuis des années, ils appellent les autorités de réglementations nationales et locales à déclarer ce type de service illégal, en raison de la violation de certaines lois (qui ont désormais plusieurs décennies et qui ont été votées en urgence récemment). Pourquoi une telle réaction ?

La réponse est très simple, l’innovation et la régulation ne fonctionnent tout simplement pas ensemble. Ce n’est pas seulement les taxis, ce sont toutes les industries, y compris les services réglementés comme les avocats, les notaires et les médecins, les services publics tels que les transports en commun et l’électricité, et les services fournis par le gouvernement, y compris les routes, les ponts et tout ce que vous pouvez imaginer. La concurrence est interdite, et même criminalisée. Puisque les technologies innovantes sont un genre particulièrement impitoyable de concurrence, ils sont directement ou indirectement interdits.

En échange de règles qui limitent fortement, et qui peuvent même interdire les fameux « perturbateurs », les entreprises dans ces secteurs réglementés conviennent à un large éventail de concessions « d’intérêt public« , y compris les contrôles des prix, la garantie d’accès, les systèmes de licences, la surveillance et la formation continue. En réalité, tout cela s’appelle de la régulation. Aujourd’hui, avec le développement des nouvelles technologies de communication et les bouleversements de la société, il faut se demander si les avantages et les coûts de telles réglementations et régulations sont nécessaires, pour nous, pour la qualité de service, mais aussi pour les prix et pour l’emploi. Et si, nous n’aurions pas, finalement, besoin d’encourager le développement et l’adoption de ces technologies de rupture. Car, contrairement à ce que l’on peut penser, elles sont créatrices de valeurs. Elles créent de l’emploi, développent des services et dynamisent de nombreux secteurs de notre économie.

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Dans toutes les villes, dans tous les pays, Uber se défend. D’un point de vue économique, les entreprises comme Uber, profitent de l’adoption croissante des appareils mobiles, désormais omniprésents. Ces entreprises ont choisi d’utiliser la technologie et l’innovation pour améliorer les gains d’efficacité. Uber se défend, à l’aide de lobbying, mais principalement de ses utilisateurs,. En réalité, Uber est assez gros pour changer tout ça. Pas seul, mais ce sont ses utilisateurs qui sont un vrai vecteur de communication. Uber mobilise ses utilisateurs, que l’on peut pourrait même considérer comme des lobbyistes.

Néanmoins, je ne suis pas pour abandonner, du jour au lendemain, ce vieux système. Il a des avantages, comme la sécurité, les prix et des milliers d’emplois. La transition nécessite avec un certain niveau de contrôle. Dans tous les cas, soyons réalistes. Laissons une chance à l’innovation d’améliorer nos vies, de créer des emplois et de la valeur.