C’était une proposition coûteuse de l’ancienne ministre socialiste Delphine Batho et de plusieurs députés Les Républicains dont la vice-présidente du parti Nathalie Kosciusko-Morizet. Cette semaine , les députés ont voté la création d’un Commissariat à la souveraineté numérique qui aurait la responsabilité de créer un système d’exploitation français. L’OS souverain est donc sur le bon chemin, et c’est la dernière chose dont nous avions besoin.

« On remplace la touche Windows par une touche FrenchTech »

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Nous ne parlons pas d’un fork de Linux ou d’Android. Nous parlons d’un véritable OS, kernel compris, dont Numerama a estimé le coût à près d’un milliard d’euros. Ce n’est évidemment pas une première, d’autres pays ont aussi leur OS maison en projet, comme la Chine, la Corée du Nord ou le Brésil.

C’est une décision difficile à comprendre dans le contexte de crise actuel, et surtout au vu du marché. Les OS et les navigateurs sont désormais maintenus par des géants du Web, et ce n’est pas pour rien. Il est extrêmement coûteux d’entretenir et développer un écosystème, alors que de nombreux domaines sont en pleine expansion et ont besoin d’investissements : la robotique, l’IA, l’IoT, les mathématiques, la génétique, le transport et ainsi de suite.

A titre de comparaison, les montants levés par les startups françaises en 2014 sont de 897 millions d’euros, avec 372 opérations. Le budget potentiel alloué à l’OS souverain pourrait permettre de propulser près de 400 startups. Combien de licornes potentielles dans ces 400 startups ? Impossible de le dire, mais nous aurions des surprises. C’est évidemment un calcul rapide, mais il montre l’importance de ce chiffre et la déconnexion de nos politiciens.

C’était évidemment un billet d’humeur, je vous encourage à suivre le sujet de près sur Numerama.