La Droidcon Paris 2014, organisée cette semaine, était l’occasion de rencontrée de nombreux développeurs travaillant pour des sociétés de renom. C’est notamment le cas de Damian Mehers, ingénieur Android en charge des apps pour objets connectés chez Evernote.

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Evernote est une application permettant de créer des notes, et un peu plus. L’application, présente sur de multiples plateformes, permet de stocker images, vidéos, pages web, notes et divers contenus, accessibles depuis n’importe quel terminal (la synchronisation est permanente). On peut également y créer des agendas, des listes de travail (ou de courses), y enregistrer des billets d’avion : bref, cette app peut à peu près tout stocker, pour les tête-en-l’air dans le domaine personnel comme pour les plus organisés dans le domaine professionnel.

Damian Mehers se concentre sur la version « wearable » de l’application. L’ingénieur se rappelle les années 1980, où les montres digitales ont commencé à être à la mode, puis les années 2010, qui ont vu Pebble débarquer sur la plateforme de financement participatif Kickstarter. « J’ai backé le Kickstarter de Pebble, j’ai créé une petite application Evernote et je l’ai envoyée à mon chef. (..) Je pensais qu’il allait me dire : « arrête de jouer ! » ». Finalement, il a pris la charge des wearables chez Evernote, en commençant par la Samsung Galaxy Gear il y a un an. Il s’est également concentré sur la Pebble puis, cet été, sur Android Wear. « Ce qui est difficile, c’est de penser quelque chose qui soit vraiment utile, pas simplement une démo », note-t-il au sujet du développement d’applications pour des montres. Son objectif est donc de réfléchir « à quelle expérience marcherait bien sur les wearables ».

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Selon le développeur, « Evernote est le centre de [ma] vie digitale ». Et pour que l’app soit pertinente, « on a créé des applications pour presque toutes les différentes platerformes, avec des expériences natives pour chacune. On n’essaie pas de créer des applications qui marchent partout. » D’où la nécessité de repenser l’expérience sur les montres Android Wear, où la synchronisation se fait toujours. « Sur Android Wear, j’ai vraiment pensé que l’expérience devrait être là sans que je doive faire quoi que ce soit » : Damian Mehers évoque l’objectif de pouvoir montrer un billet d’avion sur sa montre une fois arrivé dans un aéroport.

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Actuellement, l’app permet d’afficher, lorsqu’une réunion commence, des notes relatives à ladite réunion, créées en rapport avec ses participants, par exemple. Sans oublier la possibilité de créer des notes via un simple « OK Google, Take a note ». Pour lui, l’intéressant, c’est de « rendre l’information disponible en utilisant le contexte (…) avant même que l’on sache qu’on en a besoin. C’est une manière d’augmenter notre intelligence ».

« Entre Pebble et Android Wear , c’est la même différence qu’entre un Kindle et l’iPad. Il y a une place pour les deux. »

Damian Mehers, qui peine à choisir entre sa Moto 360, les montres Samsung et sa Pebble, résume ainsi la situation : « Entre Pebble et Android Wear , c’est la même différence qu’entre un Kindle et l’iPad. Il y a une place pour les deux. » Lui qui apprécie les objets connectés, et tout autant la science-fiction, anticipe l’avenir. Tandis que l’on voit aujourd’hui des objets connectés que l’on fait porter aux enfants, il « se demande si ce ne sera pas dans quelques années quelque chose que l’on injecte aux enfants. Je voix une évolution vers quelque chose de moins visible, présent sans qu’on y pense. »