Si vous avez lu nos tests de ces quatre smartphones qui constituent le haut de gamme sur Android en ce milieu d’année 2012, vous n’avez pas manqué de remarquer que – malheureusement ? – nous les aimons tous. Ils s’en sortent tous avec 4 étoiles sur 5, puisqu’aucun n’est absolument parfait, mais dans l’ensemble, nous avons trouvé que chacun d’entre eux pouvait séduire un public assez précis. Dès lors, il nous est bien impossible, comme l’an passé où la concurrence n’était pas aussi rude, de vous dire « achetez celui-là, c’est le meilleur, point ».

Non, cette année, les différences sont plus fines et ne permettent pas de hiérarchiser ces quatre bijoux technologiques. A la limite, on pourrait faire deux catégories, « les gros » et « les moyens ». En un sens, cela fait plaisir de voir qu’en dehors de Samsung, les autres constructeurs savent désormais faire du haut de gamme sans compromis, ce qui n’était pas évident l’an passé.

Bref, voilà la situation : vous voulez, aujourd’hui, un Androphone haut de gamme, vous avez le choix entre ces quatre modèles et vous vous demandez lequel vous correspond le plus – au-delà des questions de design qui sont purement subjectives ? C’est à cette question que va tenter de répondre ce guide d’achat. Mais d’abord, petit rappel des tests dans l’ordre chronologique :

Pour les adeptes d’une comparaison purement objective, voici les liens directs vers l’excellent PhoneArena qui vous permettront de mettre face à face les deux concurrents en fonction de leur diagonale :

Et maintenant, place au guide !

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HTC One S – La puissance dans la poche

Prix : à partir de 429€ nu, ODR chez certains opérateurs, 50€ chez B&You sans engagement.

Le HTC One S est un petit bijou de la nouvelle gamme One de HTC, situé à la limite basse du haut de gamme en terme de prix et pourtant extrêmement compétent du côté de la puissance brute. Son processeur double-coeur SnapDragon S4 cadencé à 1,5 Ghz lui permet de s’en sortir dans toutes les tâches courantes, jusqu’au décodage des vidéos en 1080p high-profile tout en vous offrant la possibilité – rare de nos jours -, de tenir deux jours sur batterie sans trop de problème en utilisant souvent votre engin.

L’interface HTC Sense est extrêmement réactive et s’est très bien adaptée à Android 4.0, ayant perdu le côté « couleurs saturées » des premières versions. On est sur un appareil sobre, élégant et personnalisable à souhait, qui reflète à l’intérieur ses grâcieuses lignes extérieures. L’appareil photo du One S pourrait bien vous faire remiser votre compact, tant les possibilités sont nombreuses et les filtres variés. Pour ne rien gâcher à l’expérience, HTC s’est associé avec des partenaires de qualité, comme Dropbox, 7 Digital, TuneIn Radio ou Polaris Office pour vous offrir d’emblée une suite logicielle complète et performante.

Le virage Android 4.0 a été très bien maîtrisé par HTC qui propose désormais un accès direct au multi-tâches via un bouton physique, qui a avantageusement remplacé la touche menu, gérée désormais par le logiciel. La diode de notification, que la marque est une des rares à n’avoir jamais abandonnée sur Android est toujours présente sur ce modèle. HTC a également apporté un soin tout particulier aux widgets qui sont au coeur de l’utilisation d’Android : nombreux, performants et surtout très jolis, ils s’intégreront à merveille sur vos bureaux, vous donnant un accès rapide aux informations diffusées par les différentes applications.

A qui s’adresse le One S ? A ceux qui souhaitent un appareil haut de gamme sous Android 4.0, aux finitions exemplaires et au look ravageur, hérité des premiers modèles qui ont fait le succès de HTC il y a deux ans. Il conviendra à ceux qui ne veulent pas faire de compromis sur le hardware ou les performances mais n’ont pourtant pas envie de se trimbaler un colosse de 4,8 pouces. Nos lecteurs qui ont transformé leur smartphone en lecteur MP3 apprécieront le plug-in Beats Audio, qui n’est pas qu’un argument commercial bidon et fait vraiment un beau boulot, ne serait-ce que pour augmenter le volume général d’écoute. L’excellente autonomie, l’appareil photo haut de gamme et la suite logicielle sont des bonus fort bienvenus.

A qui ne s’adresse pas le One S ? Il ne conviendra peut-être pas à ceux qui souhaitent profiter d’un écran au taux de pixel par pouce élevé avec une dalle HD, le One S étant le smartphone de ce guide ayant la plus petite définition. Les joueurs pourront être un peu déçus du catalogue compatible avec l’engin, dans la mesure où beaucoup de jeux Gameloft refusent de fonctionner et la sélection Tegra n’est pas accessible. L’absence de port pour carte micro-SD pourrait faire pencher la balance vers la concurrence.

Problèmes connus : le revêtement du modèle noir peut sauter sur certains appareils – le mal, qui n’est pas généralisé, a affecté les deux One S de la rédaction. Le problème a cependant été reconnu par HTC qui devrait changer les modèles sans poser de question.

Caractéristiques complètes sur PhoneArena

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Sony Xperia S – L’appareil photo communicant

Prix : à partir de 429€ nu, ODR Sony de 50€ jusqu’au 30/06.

Pour son premier smartphone commercialisé, Sony a fait fort. Fer de lance de la gamme NXT en Europe, l’Xperia S est un smartphone élégant au design original, moulé dans des matériaux intéressants et plaisant au toucher- ce fameux plastique revêtu d’une couche qui lui permet de résister aux chocs, rayures et autres taches. Deux orientations peuvent résumer les qualités intrinsèques de cet Xperia S : multimédia et réseaux sociaux.

Avec son écran de grande qualité, il est le smartphone disposant du plus haut taux de pixels par pouce à l’heure actuelle, culminant devant l’iPhone 4S avec 342 PPP, pour une diagonale de 4,3 pouces très agréable pour la lecture de contenu multimédia tout en restant suffisamment petite pour tenir dans une poche. Cet écran n’est pas là par hasard : il vous permettra de profiter au maximum de l’appareil photo haut de gamme de 12,1 mpx dont le smartphone est équipé, qui se déclenche qui plus est avec un véritable bouton physique sur la tranche.

La qualité des clichés est exemplaire pour un appareil de cette taille et l’on recommandera sans hésiter ce modèle à ceux d’entre vous qui n’ont plus envie de s’embêter à multiplier les appareils dans un sac de voyage ou en soirée. C’est aussi le seul de ce guide qui dispose d’un véritable port micro-HDMI en plus du port micro-USB : vous pourrez donc montrer vos clichés et regarder vos films en résolution native sur n’importe quel grand écran équipé, le processeur décodant lui aussi du 1080p high profile. Enfin, notez que l’interface Sony est très orientée réseaux sociaux et intègre particulièrement bien Facebook à ses applications : avis aux amateurs.

A qui s’adresse l’Xperia S ? A ceux qui désirent posséder un smartphone au look original, se démarquant du traditionnel « rectangle aux bords arrondis » et qui veulent avant tout posséder un appareil multimédia de poche. Que ce soit du côté lecture avec son bel écran 720p et sa prise micro-HDMI ou du côté capture avec son excellent appareil photo, l’Xperia S est le smartphone qui a misé sur le contenu multimédia et son partage. Les plus technophiles apprécieront également la technologie NFC bien mise en avant par Sony grâce aux Smart Tags. Enfin, si la batterie offre une autonomie qui reste dans la moyenne, sachez qu’elle se rechargera complètement en une heure à peu près.

A qui ne s’adresse pas l’Xperia S ? Il pourrait décevoir ceux qui souhaitent avoir la dernière version d’Android sur leur smartphone, Sony ayant fait l’erreur de sortir ce modèle sous Android 2.3, qui n’est d’ailleurs pas encore bien optimisé. Les quelques ralentissements constatés dans le test devraient être corrigés lors de la mise à jour. La suite logicielle est correcte mais Sony n’est pas allé aussi loin que la concurrence et les smartphones de la marque sont en général un peu en-deça de ce que HTC ou Samsung proposent : on notera par exemple l’absence d’un lecteur vidéo complet et performant sur un smartphone orienté multimédia. Les joueurs pourraient aussi être un peu déçus par l’offre du Play Store compatible avec le processeur Qualcomm de l’engin. Pas de carte micro-SD non plus sur ce modèle…

Problèmes connus : Sony a reconnu un problème affectant certains écrans qui jaunissent sans raison apparente. Si des taches jaunes apparaissent sur la dalle, n’hésitez pas à ramener votre smartphone.

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 HTC One X – Le haut de gamme du joueur

Prix : à partir de 545€ nu, ODR chez certains opérateurs.

Le HTC One X est le pendant du One S pensé pour les joueurs adepte du tactile. Ce gros smartphone haut de gamme de 4,7 pouces est équipé d’une dalle HD de 1280×720 pixels pour un taux de 312 PPP, autant dire que vous aurez du mal à distinguer les pixels à l’écran. Le tout est soutenu par le dernier monstre à la mode de nVidia, le processeur Tegra 3, un quad-core cadencé à 1,5 Ghz, soutenu par 1Go de RAM. Les 32 Go de stockage ne seront pas de trop pour que vous puissiez profiter des jeux en 3D de dernière génération et des films en HD que vous pourriez stocker – bien entendu le Tegra 3 décode lui aussi des vidéos en 1080p high-profile.

Ce smartphone vous permettra d’accéder au contenu exclusif à nVidia, la Tegra Zone, une plateforme de téléchargement de jeux vidéo mobiles de grande qualité, qui ont été spécialement optimisés par les développeurs pour tourner à merveille sur votre engin. Même s’il est très orienté power-user, le HTC One X reste un smartphone élégant est remarquablement fin, moulé dans du plastique mat haut de gamme très agréable au toucher.

On retrouve également sur ce modèle toute la suite logicielle du HTC One S, c’est-à-dire peu ou prou ce qui se fait de mieux aujourd’hui sur le marché de la téléphonie mobile. Sense réagit parfaitement et le passage à Android 4.0 a donné au système de HTC une cure de jouvence bien méritée, le tout étant désormais bien plus sobre tout en restant personnalisable à foison, des bureaux à l’écran d’accueil en passant par le lock-screen. Tout cela fait du One X le compagnon idéal dans les transports, agréable à utiliser, polyvalent dans le divertissement et très joli en sus.

A qui s’adresse le One X ? Aux joueurs avant tout, notamment ceux qui veulent profiter du catalogue nVidia sur Android et qui souhaitent acquérir un smartphone leur permettant de voir assez loin dans l’avenir : même si la technologie avance vite, nous sommes loin, en 2012, d’avoir exploité la puissance des quatre coeurs du Tegra 3. Il conviendra également parfaitement à ceux qui souhaitent regarder des films et séries dans les transports sur un des écrans les plus gros du marché, juste à la limite de l’hybride entre le smartphone et la tablette. Design et ergonomique, le HTC One X allie une diagonale record et une expérience utilisateur très enrichie par HTC Sense et sa suite logicielle pertinente.

A qui ne s’adresse pas le One X ? Malgré quelques améliorations après plusieurs mises à jour depuis la sortie du smartphone, HTC a du mal à optimiser le processeur de nVidia pour diminuer sa consommation d’énergie. Quand vous jouez, la batterie peut fondre comme sorbet au soleil. Si vous voulez un smartphone qui tient une grosse journée, vous pourriez être déçu par ce modèle pour lequel il faudra prévoir une charge quotidienne, ou une batterie externe de secours pour les cas extrêmes. L’appareil photo est un cran en-dessous de la concurrence, donnant souvent des tons rouges trop prononcés aux clichés. L’emplacement micro-SD est, lui aussi, absent.

Problèmes connus : le smartphone peut atteindre des températures record, le support HTC considérant que 55 degrés celsius étant « normal » pour ce type d’engin en action, on a pu le voir monter à plus de 60 degrés. Malheureusement, de telles températures ne sont pas sans danger pour les composants : attention où vous le laissez cet été !

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 Samsung Galaxy S III – Le grand public sans compromis

Prix : à partir de 595€ nu.

Le dernier né de la gamme Galaxy est un smartphone hors norme. D’abord, son écran de 4,8 pouces le place en tête de ce guide du côté de la diagonale, tout en restant sur une dalle à la définition HD de 1280×720 pixels, ce qui nous amène à un taux de 306 PPP, très confortable, de la lecture au jeu, en passant par la navigation sur internet ou la diffusion de contenu multimédia. Samsung a voulu faire de son smartphone un compagnon idéal pour celui qui chercherait à avoir moins qu’une tablette portable, mais quand même plus qu’un smartphone de taille moyenne.

Sa sortie de la norme n’est pas limitée à ses proportions : comme nous l’écrivions dans le test de l’engin, Samsung propose un smartphone orienté autour de ses services et de ceux de ses partenaires, de fait plus éloigné d’Android « pur » que la moyenne des appareils proposant une surcouche constructeur. L’interface TouchWiz sous Android 4.0 est presque similaire au TouchWiz que l’on connaissait sur les versions précédentes du système de Google : on retrouve avec plaisir une fluidité parfaite, des fonctionnalités simples d’accès et des services taillés pour le grand public, de l’offre Dropbox à Flipboard en passant par les Samsung Apps, le lecteur de vidéo natif au format 1080p high-profile ou les excellents Gesture Moves qui rendent l’utilisation du smartphone au quotidien bien plus intuitive et efficace.

Tout a été pensé sur le Galaxy S III pour faciliter l’usage d’Android et l’orienter vers un large public, mais rien n’a été sacrifié pour autant du côté technique, puisqu’on retrouve un processeur Exynos quadruple coeur cadencé à 1,4 Ghz, 1 Go de RAM et même un port micro-SD, que Samsung a trouvé judicieux de ne pas sacrifier. Il faut également relever que l’appareil photo de 8 mpx est l’un des plus performants du marché, prenant des clichés impressionnant de la fleur en macro au couchant en HDR. Les couleurs sont très belles tout en restant plutôt neutres et les fonctionnalités nombreuses vous permettront de vous passer, dans la plupart des cas, de votre compact.

A qui s’adresse le Galaxy S III ? A ceux qui aiment l’expérience Android grand public par Samsung et n’ont que faire d’une version « nue » du système mais qui souhaitent également un smartphone qui comblera leur côté technophile en étant l’un des plus avancés du marché actuel. Samsung a mis la puissance brute au service du confort d’utilisation et le Galaxy S III vous accompagnera sans aucun problème dans toutes les tâches que vous pourriez demander à un téléphone intelligent. En plus, le constructeur coréen a conservé la batterie amovible – et donc remplaçable à moindre frais – et le port micro-SD, ce qui ravira ceux qui souhaitent garder leur smartphone quelques années. Notez enfin que l’énorme batterie de 2100 mAh permet au Galaxy S III de tenir une grosse journée d’utilisation sans le moindre problème.

A qui ne s’adresse pas le Galaxy S III ? TouchWiz contrariera forcément ceux qui cherchent un smartphone Android haut de gamme au sens propre du terme : d’Android, il ne reste à peu près que les Google Apps, même les boutons physiques de contrôle ne sont pas ceux que l’on s’attend à retrouver sur un modèle Android 4.0. Les finitions glossy très cheap choisies par Samsung sont en contraste net avec le placement du produit sur le marché : on aurait pu espérer un traitement haut de gamme digne de ses performances, mais non, de la coque à la bordure grise, tout est moulé dans le même plastique disgracieux. Ceux qui espéraient un assistant vocal de qualité peuvent aussi passer leur chemin : en français, S-Voice est très peu convaincant.

Problèmes connus : le modèle bleu a pris beaucoup de retard côté production et l’on ne sait même pas si Samsung finira par le sortir ou proposer une couleur alternative à la place – dommage, le dos du blanc attrape trop facilement les traces de doigt et la poussière. D’autre part, plusieurs utilisateurs se sont plaints d’une gestion automatique de la luminosité plutôt erratique – à désactiver dans les paramètres jusqu’à ce que Samsung propose une mise à jour.

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