À la fin du mois de juin, le WPC avait annoncé le Qi 2.0 avec une puissance de 15W pour des charges par induction quasiment trois fois plus rapides qu’actuellement. Mais dans les faits, il faudrait s’attendre à une puissance moins élevée : entre 7,5 et 9W.

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Nos confrères du site Tom’s Hardware ont pu s’entretenir avec John Perzow, l’un des vices présidents du Wireless Power Consortium, l’organisme en charge de la norme de charge par induction Qi. L’homme a apporté quelques précisions sur le nouveau standard Qi 15W annoncé au mois de juin dernier. Ainsi, cette puissance maximale (triplée par rapport à la première version du standard) ne sera pas disponible sur l’ensemble des appareils. En effet, la norme Qi 2.0 disposera de différents modes de fonctionnement, avec notamment 7,5, 9 et 15W. Plus la puissance sera élevée, et plus le système sera complexe à intégrer dans des designs fins. C’est pour cette raison que sur les smartphones, on devrait se limiter à 7,5 ou 9W alors que les tablettes devraient être compatibles avec la charge à 15W.

Sur les smartphones, la charge filaire restera donc plus rapide que la charge par induction, atteignant 15 voire parfois plus de 20W comme c’est le cas de la solution VOOC d’Oppo. La charge sans fil sera donc parfois plus de 2 fois moins rapide qu’une charge filaire. Dommage, il faudra encore attendre quelques années avant de voir débarquer une charge par induction réellement rapide. Pour les plus gourmands, Qi propose une puissance maximale de 120W pour les ordinateurs ou les écrans qui sont encore en développement. Le Qi 2.0 pour smartphones et tablettes devrait quant à lui arriver sur des produits finaux d’ici six à huit mois.

John Perzow en a profité pour aborder la question de l’unification des différents standards. On savait déjà que les organismes A4WP (avec la technologie Rezence) et PMA (technologie inductive) avaient fusionnés en janvier dernier. Les membres de ces deux normes ont entamé des discussions avec le WPC pour un rapprochement des trois normes. Les membres envisageraient ainsi une fusion ou du moins un partage des technologies afin de faciliter la vie des consommateurs et d’éviter, par exemple, de trouver un LG G4 compatible Qi en Europe et PMA aux États-Unis.