Qualcomm vient d’annoncer que l’entreprise ne sera pas séparée en deux. Ainsi, la partie qui s’occupe de la conception et de la vente des Snapdragon restera aux côtés de la partie en charge des royalties même si ces deux grandes divisions ne sont absolument pas aussi performantes financièrement. L’entreprise a donc refusé d’emprunter le chemin proposé par certains investisseurs plus tôt dans l’année.

Qualcomm Patent Wall

En avril 2015, l’un des principaux investisseurs de Qualcomm demandait à l’entreprise de se scinder en deux afin de conserver uniquement la partie des brevets, largement plus rentables que la partie en charge de la conception des Snapdragon (processeurs et modems) qui accapare pourtant la majorité des revenus. Une idée qui faisait sens, puisque l’entreprise avait déjà réfléchi à une telle stratégie en 2000, avant de la balayer d’un revers de la main. Rebelote 15 ans plus tard, puisqu’après une enquête interne de plusieurs mois menée par les administrateurs du conseil d’administration, Qualcomm a décidé de conserver sa stratégie actuelle avec la conservation des deux principales divisions.

Cette décision est sûrement la meilleure pour Qualcomm, qui peut ainsi profiter des importants bénéfices de la division des licences pour alimenter la branche recherche et développement et ainsi proposer des Snapdragon (les processeurs et les modems, anciennement appelés Gobi) toujours plus performants tout en consommant moins d’énergie. Une stratégie qui fonctionne depuis plusieurs dizaines années et que Qualcomm ne souhaite donc pas remettre en cause.

Pourtant, la société est un peu en perte de vitesse depuis quelques mois, avec des résultats pas à la hauteur des espérances des investisseurs, notamment à cause du Snapdragon 810 qui a déçu. Qualcomm a donc été obligé de procéder à un plan de réduction des coûts avec plus de 4 500 suppressions de postes. Mais l’entreprise est aussi en difficulté du côté de son système de licences (royalties), que ce soit en Chine avec l’amende en début d’année ou en Corée du Sud avec la récente enquête pour des pratiques jugées anticoncurrentielles. En Europe, Qualcomm est également sous le feu d’une enquête pour abus de position dominante. Le futur Snapdragon 820 pourrait bien sortir l’entreprise de ses soucis sûrement temporaires.