Les SoC de Qualcomm sont omniprésents dans les produits mobiles en Europe et aux États-Unis. En revanche, on ne peut pas en dire autant en Chine. C’est pour cette raison que Qualcomm a noué un partenariat avec le concepteur chinois Allwinner, afin de mieux intégrer le marché local.

Snapdragon Qualcomm

En Chine, les smartphones et tablettes sont plutôt dotés de SoC en provenance d’Allwinner, MediaTek ou encore Spreadtrum. Beaucoup plus rares sont les appareils mobiles intégrant une puce Qualcomm. Les raisons sont multiples : Qualcomm est une société américaine et ses produits sont davantage tournés vers le haut de gamme quand les concepteurs chinois de puces sont plus proches (physiquement) des constructeurs locaux et proposent souvent des puces à bas prix, en phase avec le marché chinois. Pourtant, Qualcomm dispose lui aussi d’une gamme « low cost » avec les Snapdragon de la série 200 et 400. Et justement, l’entreprise de San Diego vient de conclure un partenariat avec Allwinner afin de proposer aux OEM et ODM chinois les Snapdragon 210 et Snapdragon 410.

L’idée est, pour Qualcomm, de profiter des relations d’Allwinner sur le marché chinois afin de pouvoir trouver facilement des clients. D’autant plus que depuis 2011, Qualcomm dispose du programme QRD (Qualcomm Reference Design), qui permet aux OEM et ODM de concevoir très rapidement et à moindres frais des produits basés sur le design de référence Qualcomm. Pour le moment, le partenariat porte uniquement sur les tablettes, un marché en pleine expansion en Chine. On comprend donc que Qualcomm ne souhaite pas passer à côté. Les tablettes profiteront ainsi des SoC de Qualcomm intégrant les modems 4G – supportant les fréquences locales – ainsi que quelques spécificités intéressantes comme QuickCharge 2.0 pour la charge rapide.

Le marché des tablettes entrées de gamme est toutefois fortement concurrentiel. Mais Qualcomm pourrait bien se démarquer avec ses SoC intégrant directement la partie modem. La plupart du temps, les solutions des concurrents chinois font appel à un modem externe, augmentant légèrement les coûts et la complexité de conception des produits. Rendez-vous dans quelques mois pour voir si ce partenariat va permettre à Qualcomm de s’implanter un peu plus en Chine (et de faire oublier son amende record), un pays dans lequel l’entreprise est déjà présente et notamment par l’intermédiaire d’un fonds d’investissement, d’un partenariat avec le fondeur SMIC et d’un support technique pour la 4G.