NVIDIA vient d’annoncer le Tesla V100 avec son architecture Volta, un nouveau processeur ambitieux pour alimenter l’intelligence artificielle.

Jen-Hsun Huang, CEO de NVIDIA

La nouvelle puce possède 21 milliards de transistors, et n’a rien à voir avec les 15 millimètres de Pascal, la génération de GPU qui équipe les GTX Série 10. Il s’agit d’une énorme puce de 815 millimètres carrés, la taille d’une montre connectée. L’ensemble possède 5 120 cœurs de traitement CUDA, et fournit 120 TFLOPS, l’équivalent de 12 GeForce GTX 1080. La puce Tesla V100 peut transférer des données à 300 Gbits, soit 20 fois plus vite que les autres processeurs actuels. Enfin, NVIDIA s’est associé à Samsung pour la fabriquer.

Cette puissance de calcul va alimenter l’Intelligence Artificielle (IA) qui connaît un nouveau souffle, notamment avec l’avénement du big data et des nouvelles technologies mobiles. NVIDIA compte donc jouer un rôle majeur autour de l’apprentissage profond ou deep learning, une domaine qui a permis de nombreuses avancées en traitement de données ces dernières années.

Des pouces qui devraient équiper tout un tas de matériel, dont des supercalculateurs : Microsoft travaille sur une nouvelle version de ResNet qui regroupe 64 puces Volta pour le traitement de données, par exemple. Une station de travail a également été annoncée, équipée de 4 Tesla V100. Enfin, c’est également une puce qui devrait intéresser l’industrie automobile, pour les véhicules autonomes.