Le géant de la vente en ligne Amazon pourrait bien devenir la prochaine enseigne bien physique dans laquelle vous ferez vos emplettes, du moins aux États-Unis. L’entreprise pourrait effectuer les premiers essais à Sunnyvale en Californie dans les prochains mois.

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Boutique Amazon sur le campus de Purdue (Indiana, États-Unis)

Amazon serait visiblement prêt à se lancer sur un nouveau marché : la vente de produits d’alimentation dans des lieux physiques. En effet, selon le Silicon Valley Business Journal, l’entreprise aurait loué un bâtiment de 1078 mètres carrés à Sunnyvale, en Californie. Le système serait similaire aux services de Drive, déjà populaires dans les enseignes de grande distribution. Il suffirait de commander des articles d’épicerie depuis l’application mobile ou le site Internet d’Amazon, puis d’aller retirer les articles en question au magasin. Il serait également possible d’effectuer ses achats directement dans la boutique.

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Voici ce à quoi pourrait ressembler le possible supermarché d’Amazon

Amazon n’en est pas à son coup d’essai sur la livraison de nourriture. Le service Amazon Fresh (disponible seulement dans quelques grandes villes américaines) permet déjà de se faire livrer des produits de première nécessité, ou des plats auprès des restaurants partenaires avec la plateforme. Néanmoins, ce service n’est possible que dans les grandes villes, privant ainsi une grande partie de la population américaine. Avec un système de pickup dans son magasin-entrepôt, Amazon chercherait donc à résoudre le problème logistique de la livraison de produits frais à de trop longues distances en faisant tout simplement venir ses clients à lui.

Hors des États-Unis, le marché du drive est déjà bien implanté, notamment en France où l’on trouve 3400 points de vente équipés d’un accès à un drive. Pas sûr toutefois qu’Amazon tente d’exporter son modèle commercial hors des frontières américaines, si les tests réalisés en Californie s’avèrent concluants. Notez que ces informations sont tout de même à prendre avec quelques pincettes, les promoteurs et la mairie de Sunnyvale n’ayant pas souhaité donner le nom du futur locataire des lieux.