Le bras de fer entre Apple et le gouvernement américain continue, cette fois-ci avec un iPhone 5s et non plus avec un iPhone 5c. Encore une fois, Apple refuse d’apporter son aide pour déchiffrer l’iPhone d’un dealer.

iphone 5s

Depuis quelques semaines, Apple et le FBI se battaient devant une cour de justice américaine. Le FBI demandait à Apple de déchiffrer le contenu d’un iPhone 5c appartenant à un terroriste. Pour cela, Apple devait créer une version spéciale d’iOS et a donc refusé, jugeant trop dangereuse l’existence d’un tel OS s’il venait à tomber entre de mauvaises mains.

Le FBI a alors réussi à se débrouiller seul, ou plutôt avec l’aide de pirates informatiques qui ont réussi à extraire les données de l’iPhone 5c. CBSNews nous apprend d’ailleurs au passage que l’iPhone en question ne contenait pas de données intéressantes dans le cadre de l’enquête. Cette histoire étant finie, il est temps de passer à la suivante : celle d’un iPhone 5s appartenant à un dealer.

 

Déchiffrement de l’iPhone 5s

Le gouvernement demande à Apple de déchiffrer le téléphone, mais encore une fois, le géant de Cupertino refuse, considérant que le gouvernement n’a pas encore tenté toutes les méthodes possibles. Il est vrai que le gouvernement a maintenant un atout de poids : le FBI qui dispose de relations avec des pirates. Le FBI avait toutefois précisé que la méthode de déchiffrement utilisé dans le cadre de l’enquête terroriste était uniquement fonctionnelle avec un iPhone 5c sous iOS 9. On imagine toutefois que les pirates disposent d’assez d’ingéniosités pour trouver une faille sur un iPhone 5s même si son fonctionnement est plus compliqué comme l’avaient expliqué nos confrères de Numerama.

Il faut maintenant attendre la réponse du juge new-yorkais : va-t-il laisser Apple tranquille ou forcer l’entreprise à collaborer, en créant une version spéciale d’iOS ? On imagine qu’Apple va encore une fois refuser, comme le laissaient sous-entendre les propos de Tim Cook récemment, obligeant alors à passer par le législateur. Ce dernier pourrait ne pas répondre favorablement à la requête de la justice, ne souhaitant pas froisser son électorat. Les autres entreprises du secteur, comme Google, Facebook ou WhatsApp, mèneraient quant à elles un fort lobbying.