Lors d’une conférence militaire aux États-Unis, Richard Ledgett, directeur de la NSA, est revenu un peu plus en détail sur l’impossibilité à déchiffrer l’iPhone 5c du terroriste de San Bernardino à laquelle s’est heurtée l’agence. La NSA a en effet du mal à « pirater » certains appareils.

Apple iPhone 5C

En mars dernier, le FBI et Apple avaient réalisé une belle partie de bras de fer devant la justice afin que l’agence gouvernementale obtienne de l’entreprise de Cupertino la clé magique permettant de déchiffrer l’iPhone d’un terroriste. Finalement, ce n’est ni Apple ni la NSA (l’agence spécialisée dans l’interception des communications) qui auront porté secours au FBI mais un groupe de hackers professionnels.

Certains observateurs croient encore dur comme fer que le FBI – ou la NSA – avait les capacités de déverrouiller l’iPhone du terroriste (qui ne comportait finalement aucune donnée utile), mais qu’ils ne l’ont pas fait et qu’ils ont tenté de passer par la voie juridique puis législative pour imposer la création d’une backdoor au sein des iPhone – et donc de tous les autres téléphones. Le chef de la NSA tient donc à se défendre de ces accusations.

 

L’iPhone 5c boudé par les malfaiteurs

Selon Richard Ledgett, si le FBI et la NSA n’ont pas réussi à déchiffrer le contenu de l’iPhone 5c du tueur de San Bernardino, c’est à parce que ce modèle est peu répandu chez les malfaiteurs (les bad guys). En effet, il explique que la NSA n’étudie pas chaque téléphone et chaque modèle puisque si aucun malfrat ne l’utilise, cela ne sert à rien de pouvoir le déchiffrer. La NSA se focalise donc sur les téléphones les plus utilisés par les malfaiteurs et non pas les appareils les plus vendus dans le commerce. Un choix pas forcément judicieux puisque les terroristes semblent multiplier l’utilisation de terminaux divers et variés pour justement protéger leurs communications. L’iPhone 5c est d’ailleurs le téléphone d’Apple le plus boudé par les consommateurs de la marque à la pomme.

 

Les iPhone invincibles ?

Cette annonce de la part de la NSA semble toutefois un peu trop belle pour être vraie. L’agence a en effet d’immenses ressources pour réussir à pénétrer au sein d’appareils et à déchiffrer leur contenu, d’autant plus que l’iPhone 5c est moins sécurisé que ses grands frères de par l’absence de coprocesseur cryptographique (Secure Enclave). Cela signifierait donc que la NSA ne pourrait pas déchiffrer le contenu de tous les iPhone depuis l’iPhone 5s, en plus d’avoir du mal à pirater les téléphones qui ne plaisent pas aux malfaiteurs.