L’iPhone X est arrivé aujourd’hui chez FrAndroid, le jour de son lancement. Je l’ai aussitôt déballé et commencé à l’utiliser. En attendant le test complet la semaine prochaine, je vous livre dès à présent mes premières impressions.

Déballage : Apple est mesquin

La découverte d’un téléphone commence par son déballage, auquel nous avons procédé sous la forme d’une vidéo. Avant de faire le point sur le contenu de l’emballage, rappelons le prix du nouvel iPhone : pour son dixième anniversaire, Apple est encore monté en gamme, puisque l’appareil est vendu de 1159 à 1329 euros, en versions 64 et 256 Go.

Dans ce contexte, on regrette qu’Apple livre l’iPhone X avec les accessoires de base :

  • Cette année les nouveaux iPhone sont compatibles avec la recharge rapide et la recharge sans fil, mais l’iPhone 10 est livré non seulement sans chargeur sans fil, mais aussi sans chargeur rapide. Pour recharger sa batterie à 50 % en 30 minutes, il faut acquérir séparément un chargeur compatible USB Power Delivery (USB-PD). Heureusement, Apple exploite des standards, on n’est donc pas obligé d’acheter un chargeur de MacBook à 100 euros.
  • Alors que Samsung ou HTC fournissent désormais de bons écouteurs avec leurs têtes d’affiches, Apple ne fournit que de vulgaires EarPods. On pouvait s’attendre sinon à une paire d’écouteurs sans fil AirPods, au moins à une paire d’écouteurs Beats.
  • Enfin, si certains fabricants de smartphones Android fournissent un étui, ce n’est pas le cas d’Apple.

Mesquin, Apple…

Design : l’iPhone enfin dans l’ère du temps

Mais passons au téléphone proprement dit. Comme je pouvais m’y attendre, après avoir publié une revue de presse de prises en main de confrères américains, l’iPhone X jouit d’un niveau de finition irréprochable. Toutes les pièces sont parfaitement ajustées, les boutons et l’excroissance de l’appareil photo sont très affutés… presque trop. Ces parties saillantes donnent une sensation d’extrême qualité, mais un polissage aurait été bienvenu.

Sur le plan esthétique, si je trouvais l’iPhone 8 Plus dépassé, je trouve l’iPhone X très beau, quoi qu’un peu clinquant. On ne s’en rend pas bien compte en photo, un peu plus en vidéo, mais en vrai le cadre en acier brillant en fait un bijou. Comme le revêtement en céramique de certains smartphones Android, tels que l’Essential Phone ou le Xiaomi Mi Mix 2. Certains regretteront la sobriété de l’aluminium noir mat des iPhone 7.

Malheureusement, aucun traitement oléophobe ne préserve toutes ces surfaces laquées des traces de doigt, même si comme moi vous avez la peau assez sèche. Et l’iPhone X ne fait pas exception, il faudra le nettoyer régulièrement, par exemple avec une microfibre, voire avec un peu d’eau et de savon (il est étanche, indice de protection IP67).

Gestes : vite instinctifs

Les fidèles d’Apple ne jouissent pas autant que les adeptes d’Android de l’excitation du renouvellement de leur téléphone. Lorsqu’on met à niveau son iPhone, on retrouve effectivement strictement la même interface, et si en plus on restaure la sauvegarde de son précédent iPhone, on se rend à peine compte qu’on a changé de téléphone.

Strictement ? Pas avec l’iPhone X, qui se distingue pour la première fois des iPhone des dix précédentes années en perdant son éternel bouton principal, chassé par le nouvel écran borderless, et remplacé par de nouveaux gestes. J’ai pris le pli en quelques heures seulement. C’est déjà presque instinctif de revenir à l’écran d’accueil d’un geste de bas en haut, d’afficher le gestionnaire de tâches en dessinant un arc de cercle ou, et c’est nouveau, de basculer d’une application à une autre d’un geste de gauche à droite. J’essaie déjà d’utiliser ces gestes sur mon iPhone 7.

J’apprécie d’ailleurs le petit écran de 4,7 pouces de cet iPhone, dont j’atteins facilement les quatre coins. J’ai beau avoir d’assez grandes mains, je ne peux en revanche utiliser l’iPhone X à une seule main. Il faut soit le tenir d’une main et le manipuler de l’autre, soit utiliser la fonction « Accès facile », qui permet d’abaisser le contenu de l’écran d’un geste de haut en bas au bas de l’écran. Mais contrairement à la double tape sur le bouton principal, cette fonction n’est plus activée par défaut, il faut l’activer dans les réglages d’accessibilité.

Écran : une autre approche du borderless

Cet écran de 5,8 pouces de diagonale occupe la quasi totalité de la face avant. Certes, les bordures sont plus larges que sur certains smartphones Android borderless. Pourtant l’iPhone X joue mieux la carte du « téléphone écran », car c’est le premier sur lequel les quatre coins de l’écran épousent à ce point les quatre coins du châssis. Les Samsung Galaxy ont certes moins de bordures latérales, mais ils ont en contrepartie des bordures supérieures et inférieures plus prononcées. Les Essential Phone et Xiaomi Mi Mix 2 ont quant à eux une bordure inférieure assez large.

Avant un passage sous notre sonde, un mot sur la technologie OLED, qu’Apple adopte enfin. Elle ne suscite pas ici d’effet wahou — contrairement à la dalle des Samsung Galaxy, beaucoup plus flatteuse — mais on constate néanmoins à quel point l’iPhone X progresse en contraste et en vivacité en repassant sur l’iPhone 7. Apple a fait le choix de couleurs plus neutres et plus naturelles. La fonction True Tone adapte toujours aussi bien la température de couleur de l’écran à la température de couleur ambiante.

Enfin, contrairement à mes confrères américains, après une demi-journée d’utilisation, je n’ignore toujours pas l’encoche supérieure. Elle se fond dans le paysage lorsque le haut de l’écran est sombre, mais elle saute aux yeux sur le fond gris de la plupart des applications, surtout lorsqu’elle vient casser la fluidité des animations d’ouverture.

Face ID et Animoji : le palliatif et sa caution kawaï

Concluons cette prise en main par un chapitre consacré à Face ID, la nouvelle fonction de déverrouillage par reconnaissance faciale, qui remplace le capteur d’empreinte digitale Touch ID. Après une demi-journée d’utilisation, j’estime que c’est une régression : certes, ça fonctionne bien lorsque vous saisissez et regardez l’appareil, mais c’est sensiblement plus lent que Touch ID, et ça ne fonctionne pas dans certaines situations courantes, comme lorsque le téléphone est mis de côté sur le bureau.

L’autre utilité de la panoplie de capteurs TrueDepth, ce sont les Animoji, ces emojis en 3D qui s’animent par « motion capture ». C’est amusant, c’est une alternative plus personnelle aux stickers des applications de messageries instantanées, mais ça ne m’incitera pas pour autant à utiliser davantage iMessage, le service de messagerie mobile réservé aux clients d’Apple.

Conclusion

Voilà qui conclut cette prise en main de l’iPhone X, dont nous publierons le test complet la semaine prochaine. Nous approfondirons la question des performances, de l’autonomie, de l’écran, mais aussi et surtout des nouveaux appareils photo frontaux et dorsaux.

Et si d’ici là vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires, je tâcherai d’y répondre dans le test.

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