L’affaire du bridage des iPhone selon la qualité de leur batterie retentit encore. Cette fois-ci, c’est au tour du parquet de Paris de lancer son enquête.

Cela fait des années que les clients de la marque Apple ont la sensation que leur téléphone est ralenti volontairement par Apple au gré des mises à jour. Et ce afin de pousser toujours plus à les renouveler.

Est-ce vraiment le cas ? Nous avons découvert lors des dernières semaines que la marque bridait bien ses iPhone lorsque la batterie lithium-ion de ceux-ci perdait en capacité. Et ce sans avertir le consommateur : une situation qui n’a pas plu.

Le procureur lance l’enquête contre Apple en France

Nous savions qu’en France, l’association Hop (Halte à l’obsolescence programmée) avait déposé plainte auprès des autorités suite à cette affaire. Le parquet s’est bien saisi de l’affaire.

En effet, une enquête pénale a désormais été ouverte par le procureur. Elle a été confiée à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Un délit en France

Il faut rappeler que ce genre de pratique est bien un délit en France : l’article 99 de la loi de transition énergétique, adopté en août 2015, prévoit de condamner les entreprises qui visent « à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement ».

Encore faut-il désormais que les choix d’Apple soient considérés comme tels. Ses limitations ont été implémentées par rapport au vieillissement naturel des batteries lithium-ion et peuvent donc être considérées comme légitimes.

Le point le plus dérangeant de l’affaire reste donc le fait que les consommateurs n’aient pas été prévenus de cela, ce qui pourrait être vu comme une tromperie condamnable. Dans ce contexte, l’avocat représentant l’association Hop a enjoint Apple à « coopérer pleinement avec les autorités judiciaires françaises ».

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