Pour son prochain smartphone haut de gamme, Asus fait face à un dilemme de taille : passer chez MediaTek ou repousser la date de sortie du ZenFone 4.

Asus Zenfone 3 Deluxe

Que faire quand ses concurrents ont accès à des composants disponibles en quantité très limitée, quelque mois avant la sortie de son flagship ? C’est le dilemme auquel doit faire face Asus à en croire un récent rapport.

Asus commence à être touché par les problèmes d’approvisionnement que rencontre Qualcomm pour sa dernière puce, le Snapdragon 835. Il refuse d’adopter la même stratégie que LG, à savoir équiper son téléphone phare avec une puce de l’année dernière, le Snapdragon 821 (qui est une optimisation du 820).

Le LG G6, qui a souffert de l’absence de Snapdragon 835.

Les choix du constructeur taïwanais sont donc assez réduits. Il doit attendre la seconde fournée des dernières puces de Qualcomm, ce qui implique de retarder la sortie du Zenfone 4 et de perdre de potentielles parts de marché, ou alors maintenir son calendrier prévisionnel et passer chez la concurrence.

MediaTek : sauveur ou roue de secours ?

Asus envisage sérieusement de se fournir chez MediaTek, le concurrent de Qualcomm. La décision n’est pas encore prise, mais la journée de présentation du Zenfone 4 approche à grands pas, ce qui met Asus dans une situation inconfortable.

Si Asus décide de se fournir chez MediaTek, nul doute qu’il équipera le ZenFone 4 d’un Helio X30, la puce la plus performante du fondeur taïwanais. Gravée en 10 nm, comme le Snapdragon 835, elle devrait proposer des performances largement suffisantes pour les utilisateurs.

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Une rupture de stock orchestrée ?

Le Snapdragon 835 est une puce pleine de promesses. Et ce n’est pas le portage de Windows 10 dessus qui nous fera mentir. Elle est sans aucun doute la puce de Qualcomm la plus convoitée depuis l’échec du Snapdragon 810.

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Et Samsung a profité de sa position de partenaire pour négocier auprès de Qualcomm une importante part de la production pour le très prometteur Samsung Galaxy S8. Xiaomi aurait également réussi à tirer son épingle du jeu en négociant auprès de Qualcomm d’être servi parmi les premiers constructeurs. Xiaomi peut s’appuyer sur son historique de ventes pour séduire Qualcomm, qui est contraint de laisser tomber ses autres clients, le temps de composer une seconde production.

Une manière de faire pour s’éviter la concurrence en somme.