Un des fondateurs de BlackBerry envisage actuellement de reprendre la totalité des actions du groupe. Un rachat qu’il ferait conjointement avec un autre co-fondateur de l’entreprise.

Reuters/Mark Blinch

Reuters/Mark Blinch

BlackBerry devrait croire à une renaissance ou du moins à un rachat imminent. Après FairFax, le fonds de pension canadien, Cisco, Google et même Samsung, le groupe nord américain pourrait être racheté par son propre fondateur. En effet, Mike Lazaridis, co-fondateur de la société, serait en train de réfléchir à une reprise de l’entreprise qu’il a créée. Ce sont les documents déposés auprès de la Security and Exchange Commission (SEC) qui dévoilent l’information. Lazaridis, qui a démissionné de son porte de co-président du groupe en janvier 2012, pourrait donc bien reprendre le flambeau.

Celui qui détient 5,7 % de parts dans le groupe, se joint à Douglas Fregin, autre co-fondateur de Blackberry pour étudier une possible offre commune pour le rachat des actions restantes. En effet, les deux hommes détiennent 8 % des actions dans BlackBerry et veulent présenter une offre “seuls ou avec d’autres investisseurs intéressés”, indique le document de la SEC. Ils pourraient toutefois se heurter au refus de FairFaix qui souhaite également racheter BlackBerry et s’avère être propriétaire de 10 % de l’ensemble des actions du groupe.

BlackBerry a toujours de l’avenir

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle est de plutôt bon augure pour le groupe canadien. Si les investisseurs s’intéressent toujours à BlackBerry, c’est que l’avenir de l’entreprise n’est pas vraiment compromis. L’intérêt des co-fondateurs peut ressembler à une volonté de sauvetage mais des géants comme Google ou Cisco n’ont, a priori, aucun intérêt à investir dans une société sans avenir. Ceci ne semble en tout cas pas être le cas de BlackBerry, dont les brevets sont légion. L’identité que dégage la marque a également son importance. Si la commercialisation de produits grand public n’est pas une option véritablement envisageable après la revente de BlackBerry, il serait plus intéressant pour futurs investisseurs de se focaliser sur les solutions dédiées aux professionnels comme les logiciels de gestion de flotte.

Rappelons que pour l’heure, seule la proposition de FairFax Financial est crédible. Le fonds avait proposé en septembre dernier une reprise de la totalité de l’activité du groupe à 4,7 milliards de dollars, à raison d’une offre de 9 dollars par action (la valeur actuelle de l’action tourne autour des 8,20 dollars canadiens). Quoi qu’il en soit, l’entreprise devrait prendre son mal en patience puisqu’elle a essuyé une perte de 965 millions de dollars au deuxième trimestre de l’exercice en cours. Le groupe prévoit d’ailleurs de licencier 4500 personnes.