Le FBI et la NSA ont accès à nos informations privées sur Google, Apple, Facebook et d’autres sites massivement utilisés à travers le monde. Google aurait été le seul à résister… en vain !

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@UnitedLiberty

On s’en doutait quelque peu, et voilà que la vérité éclate au grand jour ! La National Secrutity Agency (NSA) américaine et le FBI auraient directement accès aux systèmes de Google, Facebook, Apple et autres géants américains (neuf au total). C’est le journal britannique The Guardian qui a eu accès à un document top secret révélant l’information.

Cette intrusion dans la vie privée des utilisateurs des services web entrerait dans le cadre d’un programme nommé PRISM. Ceci permet à des organes officiels étatiques américains de collecter des informations relatives à l’historique de recherche, au contenu des mails, au transfert des fichiers et même aux tchats. Un véritable scandale qui secoue la société US et un comble pour Google qui s’est vu refuser la reconnaissance faciale pour ses Glass. Et pour les plus sceptiques, le quotidien a même vérifié l’authenticité du document, un ficher PowerPoint composé de 41 slides, estampillé top secret avec défense de le transmettre à des tiers.

Les fournisseurs de services donnent accès à leurs serveurs, où les agences piochent les informations de leur choix, indique ce document. Ce qui signifie que les plus grands fournisseurs d’accès aux services sont complices d’une telle ignominie. Plus clairement, Google, Apple et consort auraient ouvert des accès backdoor (porte arrière), qui non seulement permet aux agences de consulter certaines informations limitées, mais leur donnent accès et de façon ininterrompue et totale à l’ensemble des renseignements stockés dans leurs serveurs.

Washington Post DR

Une capture d’écran du document

Google dit avoir résisté et Apple dément

Contactées par The Guardian, les entreprises ont catégoriquement nié l’existence d’un tel accord avec la NSA. “Google est très à cheval sur la sécurité des données de ses utilisateurs”, a indiqué un porte-parole de la firme de Mountain View. “Nous fournissons des données au gourvernement en conformité avec la loi [à comprendre, toutes les lois en vigueur contre le terrorisme, ndlr]. De temps en temps, nous donnons accès au gouvernement à nos système mais il n’a jamais été question de Back Door, ni de fournir des données privées relatives à nos utilisateurs”, ajoute le géant américain dans un communiqué. Google aurait toutefois résisté aux multiples sollicitations du FBI à vouloir récupérer les données de ses serveurs, selon le site VentureBeat. Une tentative qui n’aurait rien donné puisque le Federal Bureau of Investigation ponce-pilate. En effet, dans le cadre de programmes top secrets, la justice n’a plus son mot à dire et le FBI a carte blanche. Même son de cloche cependant chez Apple qui déclare n’avoir jamais entendu parlé du PRISM.

Ce programme a été créé sous l’administration Bush en 2007 et développé par le gouvernement de Barack Obama en décembre 2012. Ce sont des milliers, sinon des millions d’images, de messages, de sons (nous appartenant) qui ont été collectés par les services secrets américains. Nous ne savons toutefois pas si en France, de telles pratiques sont exercées par le gouvernement. Quoi qu’il en soit, la prudence reste de rigueur sur le net.