Google régne décidément en maître sur les appareils mobiles. En 2012, la firme de Mountain View s’est accaparé 52,36 % des recettes publicitaires mobiles au niveau mondial, affirme la société spécialisée eMarketer.

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Le marché, qui a atteint 8,8 milliards de dollars de dépenses l’année dernière, est en très forte croissance. Et c’est Google qui s’est adjugé plus de la moitié des recettes soit 4,61 milliards de dollars. La société confirme ainsi son hégémonie dans le secteur en laissant loin derrière, d’autres acteurs majeurs du web tels que Facebook (5,35 % des recettes avec 470 millions de dollars), la web radio Pandora (2,71 % à 240 millions $), ou encore Twitter (1,57 % avec 140 millions $).

Le géant américain de la Sillicon Valley ne devrait pas s’arrêter là puisque la société eMarketer lui prédit un avenir radieux dans le domaine. En 2013, Google devrait doubler ses recettes publicitaires à 8,85 milliards de dollars sur un marché qui devrait atteindre les 15,82 milliards de dépenses à l’échelle internationale.

L’offensive d’Apple

Ces chiffres faramineux ne semblent pas être au goût d’Apple, qui souhaite lui aussi avoir sa part du gâteau. La firme de Cupertino va lancer cette semaine iAd WorkBench, un outil, qui à l’image de Google AdWords, permet de créer et gérer ses campagnes publicitaires sur mobile. Cet outil est lancé une semaine seulement après la suppression de AppGratis de l’App Store. A travers différents réglages et contre une somme minimum de 50 dollars, l’utilisateur pourra créer sa propre campagne publicitaire pour cibler un public particulier. Reste à savoir quelle stratégie et quel seront les facteurs différenciant que la Pomme compte adopter pour rattraper Google dans son ascension fulgurante.

Gardons à l’esprit que l’étude d’eMarketer reste une estimation s’appuyant sur des éléments assez flous, tels que des « les tendances historiques du marché de la publicité ; les revenus estimés des principales régies publicitaires ; les estimations d’autres instituts de recherches« . L’institut semble particulièrement convaincu de la capacité de Google à asseoir une quasi hégémonie sur le marché de la publicité mobile, mais conservons à l’esprit que ces chiffres, si impressionnants (trop ?) soient-ils, ne prennent pas en compte les éventuels revirements stratégiques de ses concurrents, ni même, pourquoi pas, l’entrée en jeu de nouveaux acteurs publicitaires.