Google n’en est pas à son premier essai en termes de rachats onéreux, mais reste que Waze, ce service de navigation développé par une équipe israélienne et dont le rachat a été officialisé début juin 2013, aurait coûté près d’un milliard de dollars à Mountain View.

Waze

Nous sommes encore loin ici du 1,65 milliard de dollars qu’avait nécessité le rachat de YouTube en son temps, soit en l’an de grâce 2006. Sept ans plus tard, et quelques investissements eux aussi particulièrement onéreux- on pense ainsi à Motorola Mobility, qui a coûté à Google la bagatelle de 12,1 milliards de dollars en 2012 – il n’y a pas de quoi s’inquiéter pour la trésorerie du géant californien.

Après quelques tergiversations, et l’hypothèse du rachat du service par Facebook, Google n’a pas lésiné sur les moyens pour damer le pion à son concurrent. Le service de navigation Waze, créé par une société israélienne, propose à la fois une cartographie communautaire et des informations sur l’état du trafic en temps réel. A son crédit, une communauté regroupant environ 50 millions de membres, dont environ 2,7 millions d’utilisateurs en France.

Certains estimaient, lors de l’officialisation du rachat de Waze par le géant américain, que Google avait fait monter les enchères jusqu’à 1,3 milliard de dollars. Le dernier rapport de la Securities and Exchange Commission américaine, ne semble pas tout à fait de cet avis, assurant que Google a réalisé une économie de plus de 300 millions de dollars. On peut ainsi lire dans le rapport : « En juin 2013, nous avons complété l’acquisition de Waze Limited (Waze), un fournisseur d’une application de cartographie mobile qui assure une navigation turn-by-turn et des mises à jour de l’état du trafic incluant les incidents et les informations sur les itinéraires fournis par une communauté d’utilisateurs, pour une somme de 966 millions de dollars« , peut-on ainsi y lire.

Quelques mois après le lancement de l’iPhone 5 et les déboires de l’application Plans inaugurée dans iOS 6, Google n’a pas rechigné à investir une somme qui, si elle est inférieure aux attentes initiales, n’en reste pas moins particulièrement élevée. De quoi, peut-on l’imaginer, enrichir les services Google inclus aux terminaux tournant sous Android, concurrencés aussi bien par des applications tierces que par d’autres géants du genre, dont Nokia et son service Here. De son côté, Waze change de mains mais ne devrait pas déménager pour autant : Google a prévu de maintenir l’équipe de développement de l’application en Israël.