Lors de son Forum des développeurs à Pékin, Intel a annoncé plusieurs éléments. Le portage de l’OS de Google sur les processeurs Atom, mais également la production d’ici la fin de l’année des processeurs Sandy Bridge.

Dans la capitale chinoise, les journées IDF (Intel Developper Forum) ont été l’occasion pour le fondeur de dévoiler quelques informations. La première concerne le portage du système d’exploitation de Google, Android, sur des smartphones équipés de processeurs Atom. Pour Renee James, responsable du groupe logiciels et services d’Intel, a expliqué « nous souhaitons assurer la compatibilité de tous les OS pour les terminaux sous Atom ». L’objectif est de concurrencer ARM, qui domine le marché des puces à destination des smartphones. Les processeurs Intel sont élaborés sur une architecture x86, alors que ceux de ARM évoluent sur RISC (reduced instruction set computer). Cette différence est importante pour la mise en place des OS. Intel est résolument offensif sur le sujet, même si lors du forum, aucune date, ni plus de détails n’ont été annoncés sur ce projet.

Des puces Sandy Bridge en orbites

Lors de l’évènement chinois, Intel est revenu sur la dernière famille de microprocesseurs, connus sous l’appellation Sandy Bridge. Ils seront mis en production à la fin de l’année 2010 et s’adresseront aux PC fixes et portables, mais pas aux serveurs, selon David Permutter, chef du groupe architecture des processeurs. Leur commercialisation est attendue au début 2011.
Cette famille de processeur a été élaborée à partir de la seconde génération de la technologie High-K metal gate produite en 32 nanomètres. Sandy Bridge intègre plusieurs coeurs, un contrôleur mémoire, un sous-système de cache et la sixième génération de circuit graphique, le tout sur une seule puce. Cette dernière embarquera les instructions Advanced Vector Extensions, une technologie qui améliore les performances de l’ordinateur en matière de traitements vidéo, photo et audio. Ces processeurs devront remplacer les Nehalem (400 millions d’unités vendues à date), qui étaient les premiers à utiliser High-K metal gate.

Intel ne se repose pas sur ses lauriers et travaille dès à présent sur une nouvelle ligne de microprocesseurs, sous le nom de code, Ivy Bridge, qui seront gravés en 22 nanomètres.