Les premiers « ballons » de Google sont actuellement testés en Californie. La firme commence depuis la semaine dernière à déployer cette technologie dans la Central Valley mais n’a pas précisé quand les premières populations auront accès à ce réseau d’un nouveau genre. 

Loon Project

Google vient de débuter les premiers tests de sa technologie Wi-Fi en Californie. Le Loon Project de la firme devient donc de plus en plus concret avec ces premiers essais qui visent « à rechercher différentes approches pour améliorer la technologie, comme les systèmes d’alimentation (orientation des panneaux solaires et batteries), la conception de l’enveloppe (des ballons) et de la configuration radio« .

L’idée est de déployer ces dirigeables transmetteurs de fréquences dans les pays en développement et notamment africains mais aussi, pourquoi pas, aux Etats-Unis. Ces ballons permettront aux populations africaines rurales, principalement, d’avoir accès à une connexion Internet et au réseau Wi-Fi. Au-dessus de Fresno, la ville choisi par Google pour ses essais, la firme de Mountain View s’est attachée à déterminer l’influence des autres émissions radio dans la ville sur la transmission du signal : « il s’est avéré que fournir un accès Internet à une ville active est compliqué car il y a déjà de nombreux signaux radio sur place, et que les antennes des ballons font face beaucoup de bruit additionnel. Cela augmente le taux d’erreurs dans le décodage du signal Loon, et le signal doit être transmis à de multiples reprises, faisant baisser la bande passante disponible« , explique l’équipe sur son compte Google+.

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Il s’agit ici pour Google de devenir un fournisseur d’accès à Internet (FAI) pour pays émergents et donc de s’assurer une bonne position sur un marché d’avenir. En plus de cela, le géant californien s’assure via ses ballons une visibilité hors-normes et donc des revenus potentiels de la part des annonceurs.

Dans un entretien donné à Bloomberg, Bill Gates, dont la fondation se bat contre la Polio et la Malaria dans les pays d’Afrique, n’avait pas hésité à critiquer le Loon Project. Il avait appuyé sur le fait qu’une telle initiative et qu’une connexion Internet étaient loin d’être utiles, en tout cas d’être prioritaires, pour des populations touchées par des pandémies ou par un niveau de pauvreté extrême.