La Commission européenne demande encore une fois à Google de proposer une alternative pour changer sa position dominante dans le cadre de l’enquête sur ses pratiques anticoncurrentielles.

Europe

Google va devoir faire des concessions encore une fois. Son feuilleton juridique avec la Commission européenne a connu un nouveau rebondissement. Dans le cadre de l’enquête menée par Joaquin Almunia, commissaire à la Concurrence, Google a envoyé à la CE de nouvelles propositions de remèdes en réponse aux accusations de position dominante dont l’entreprise américaine fait l’objet de la part des autorités européennes depuis deux ans. On vous parlait il y a quelques mois du litige entre la firme de Mountain View et la Commission au sujet des accusations formulées par le groupement FairSearch, composé notamment de Oracle, Twenga ou encore Nokia. Aujourd’hui, il semblerait que le problème sera finalement réglé à l’amiable. C’est en tout cas le voeu de Almunia qui a préféré cette voie à celle de l’affrontement. Le but de cette décision est que les choses aillent plus vite pour les internautes.

Par ailleurs, au-delà des accusations relatives au fait que Google impose certains de ses services (Android, Youtube) à certains constructeurs pour les fidéliser, on lui reproche aussi de mettre en avant ses propres liens dans son moteur de recherche, au détriment des liens de moteurs indépendants. A cela, Google avait répondu par une proposition selon laquelle il allait mettre dans une boîte bien séparée de l’écran l’ensemble des liens des moteurs spécialisés.

Mais cette proposition ne semble pas satisfaire l’autre partie, qui y trouve une occasion pour Google de mettre encore plus en avant son propre contenu. « Cela va être contre-productif et aboutira paradoxalement à mieux mettre en valeur les services de Google », expliquait en juin Thomas Vinje, l’avocat de FairSearch, lors d’une conférence de presse.

Pour l’heure, on demande encore à Google de bien vouloir changer sa position. Le feuilleton, qui dure maintenant depuis deux ans, ne semble en tout cas pas vouloir prendre fin de sitôt.