Google a dévoilé les premiers chiffres de demandes de droit à l’oubli en Europe. Avec 20 % des demandes, la France est le pays à avoir le plus demandé à déréférencer des liens.

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Google a communiqué aujourd’hui sur les premiers chiffres du droit à l’oubli. Le moteur de recherche a ainsi enregistré sur la période du 29 mai au 30 juin pas moins de 70 000 demandes de retrait de liens en Europe. Le premier jour de la mise en ligne de son formulaire de droit à l’oubli, Google affirme a avoir enregistré un pic de 12 000 demandes. Il s’est aujourd’hui stabilisé à 1000 demandes en moyenne par jour, toujours en Europe.

Plus intéressant, Google a communiqué sur les pays les plus demandeurs. Et, cocorico, la France est première avec 14 086 demandes, loin devant l’Allemagne (12 678) et suivie par le Royaume-Uni (8497), l’Espagne (6176) et l’Italie (5934). La France totalise ainsi 20 % des demandes de droit à l’oubli.

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La France est aussi première en termes de nombre de demandes de retraits de liens. Avec 47927 demandes, elle est devant l’Allemagne (47014) d’une très courte tête et suivit là encore par le Royaume-Uni (34597), l’Espagne (21564) et l’Italie (23321).

Google précise toutefois que toutes ces demandes ne vont pas forcément aboutir à un retrait des liens. Conformément à la décision de la Cour de justice des communautés européennes (CJCE), Google se doit d’effacer des informations pouvant contenir des données personnelles de particuliers qu’ils jugent eux-mêmes « inappropriées, hors de propos ou qui n’apparaissent plus pertinentes ». Si Google juge (sur des critères que l’on ne connaît toujours pas) que la demande ne rentre pas dans ce cadre, alors les liens resteront.